blog.logout.fr Il est (vraiment) temps de faire une pause…

19Juil/087

Petit guide de survie aux racailles

Tout à l'heure, je lisais ce court article de Bernardo Guy sur les blogs de NoFrag, ainsi que la vidéo suivante qui se trouve dans les commentaires :

Et après lecture et visionnage, je me suis moi-même demandé ce que je ferais si j'étais confronté à la même situation...? Le mec de la vidéo déclare qu'il pensait qu'il ne réagirait pas et qu'il se laisserait faire comme une merde, parce qu'il n'aurait pas assez de couilles pour leur tenir tête. Et au final, il leur a tenu tête et s'en est sorti, juste avec quelques coups.

Personnellement, je pense que je serais comme lui. Je pense que je pourrais me faire buter juste pour une connerie, simplement parce que je suis un grand nerveux qui part au quart de tour. Qu'on se le dise, je ne suis pas une tafiole, mais j'ai quand même une carrure d'asperge. Et pourtant, je pense qu'avec mon impulsivité et ma susceptibilité, je préfèrerais crever en en emportant autant que possible avec moi, que me laisser faire.

Une fois, un mec complètement bourré m'a alpagué alors que j'étais stationné en voiture de nuit. Je hais les mecs qui s'approchent de ma voiture, de nuit, en zigzagant. Alors j'ai directement fermé les portières à clef (vive la centralisation) et j'ai ouvert ma vitre un tout petit peu, genre 2 ou 3 cm, pour pas qu'il puisse foutre ses bras à l'intérieur. Le mec m'a demandé une clope, l'excuse fatidique des mecs qui veulent emmerder d'autres mecs pour le plaisir.

Ni moi ni mon pote n'avions de clope, alors on lui a simplement dit... et je ne sais pas ce qui se passe dans la tête de ces mecs là, mais pour eux, tout le monde se doit d'être fumeur. Si tu n'es pas fumeur, tu commets en quelque sorte un manque de respect à leur égard. Le mec s'est énervé, a commencé à donner des coups sur la carrosserie, et là je dois dire qu'il m'a vraiment énervé. Et pendant une fraction de seconde, j'étais tellement hors de moi que j'ai eu envie de l'écraser. J'ai reculé en essayant de le viser, et finalement, je me suis repris et je me suis barré.

Maintenant, sachant que je réagis comme ça uniquement parce qu'un connard met des coups dans ma voiture, imaginons comment je régirais si quelqu'un s'en prenait physiquement à moi. C'est pour ça que, généralement, quand je sais que je vais devoir sortir tard à pied, je m'arrange pour ne rien prendre sur moi. Je n'habite pas Bagdad, mais mieux vaut prévenir que guérir. Ils peuvent prendre ce qu'ils veulent, généralement j'ai juste mon téléphone (éteint) et de la monnaie sur moi.

Mais la question reste entière, et je ne sais pas du tout comment je réagirais dans une telle situation. Je reste persuadé que les affronter reste la meilleure solution, car c'est en se laissant sans arrêt faire qu'on leur fait croire qu'ils ont une quelconque supériorité. Le problème c'est que, généralement, la supériorité ils l'ont. Pas en terme d'intelligence, ça c'est clair, mais numériquement, c'est incontestable.

17Juil/087

Périphériques USB sous Unix

Juste un petit article rapide pour faire une demande à tout ceux qui liraient ce blog et qui seraient assez calés en Unix pour me répondre. J'ai un petit problème avec des disques dur USB dont j'aimerais bien me débarrasser une bonne fois pour toutes (des problèmes).

Le problème est le suivant :
Je branche un disque dur USB sur la machine Unix, il prend le périphérique /dev/sdb. Je mounte /dev/sdb1 dans /mnt/disk1 et ça fonctionne. Je branche un second disque dur USB, il prend /dev/sdc, je mounte /dev/sdc1 dans /mnt/disk2 et ça fonctionne.

Disque dur USB
Maintenant imaginons que pour une raison X ou Y les disques durs soient arrêtés et redémarrés ou juste débranchés et rebranchés. Je perds /dev/sdb et /dev/sdc ainsi que les mount /mnt/disk1 et /mnt/disk2. Le problème, c'est que lorsque je rebranche les disques, ils prennent /dev/sdd et /dev/sde. Alors comment faire pour les re-mount automatiquement s'ils changent sans arrêt de nom ?

J'aimerais également les mettre directement dans /etc/fstab, mais idem. Je ne sais pas trop s'ils vont toujours avoir le même nom de périphérique et surtout s'ils seront toujours détectés dans le même ordre (disk1 sur sdb et disk2 sur sdc, et non l'inverse) lorsqu'on relancera la machine.

Avis aux connaisseurs.
(la suite ici)

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16Juil/085

Lost in incompétence (suite)

Après ma petite gueulante de vendredi dernier, j'ai eu envie de revenir sur l'histoire du passage refusé en deuxième année dans une école partenaire. Histoire que les choses soient claires pour tout le monde, et que ça dissuade peut-être certains de tenter quoi que ce soit.

L'histoire est simple, mon école est pourrie. Pas spécialement plus pourrie que certaines autres, mais bien pourrie quand même. Voilà pourquoi, bien que m'étant résigné à faire ce Master juste "histoire de" (histoire d'avoir un "+5" après mon "BAC"), j'ai eu la légitime envie d'aller voir ailleurs pour ma dernière année. Et ça tombait bien, puisque mon école elle-même proposait de suivre un cursus différent en dernière année, dans une école partenaire.

Avantages :

  • Double diplôme (celui de mon école, et celui de l'école partenaire) donc double Master.
  • Changer d'école et de personnel pour une université, un peu de liberté et des gens qualifiés.
  • Changer l'environnement et les gens que je dois fréquenter.
  • Un programme et des intervenants beaucoup plus intéressants à l'université.

Inconvénients :

  • Charge de travail importante (entreprise + programme de ma première école + programme de l'université).
  • Changement de rythme de travail pour quelque chose de plus "scolaire" qu'un CFA.

Bien entendu, j'étais conscient de tout cela, et cela ne me dérangeait pas de faire le "sacrifice" si cela pouvait me changer un peu les idées. J'ai donc postulé immédiatement à l'école partenaire, et c'est là que les choses ont commencé à aller de travers.

Premièrement, absolument aucune information ne nous a été donné concernant l'école partenaire. Ni sa localisation exacte, ni son programme, ni ses options, ni les modalités d'admission, rien du tout. Nous avons dû nous mettre en quête d'informations nous-même, via Internet et des plaquettes PDF en anglais glanées ça et là. Pas super glorieux pour ce qu'ils appellent un "partenariat".

Deuxièmement, on nous a averti qu'il fallait avoir notre TOEIC avant toute admission dans une école partenaire, et ce uniquement le jour même de la présentation des options. Soit plus de deux mois après le passage du-dit TOEIC. Ce qui signifie que ceux qui l'avaient raté et attendaient de s'améliorer pour le repasser (ils avaient jusqu'en fin de dernière année, voire même après) étaient déjà baisés sans même avoir tenté quoi que ce soit.

Troisièmement, nous devions nous présenter en candidat libre auprès de l'école en question. Visiblement, le partenariat s'arrêtait uniquement à un concept abstrait car l'administration possédait bien sûr déjà toutes les informations nous concernant. Les mêmes informations que nous avons dû répéter dans un dossier d'inscription bien dodu de 20 pages, que nous avons dû adresser nous-même à l'école en question, en précisant bien qu'il fallait "voir avec notre école" pour l'histoire du "partenariat"...

Quatrièmement, une semaine avant la date de clôture de rendu du dossier d'inscription, non seulement l'école ne nous avait toujours pas averti de cette date (ceux qui n'avaient pas eu le réflexe de faire une candidature spontanée l'on eu dans l'os), mais elle ne nous avait surtout toujours pas fourni une seule des pièces justificatives requises par le dossier d'inscription. Finalement, c'est quelques jours avant la clôture des inscriptions qu'ils se sont décidés à dire :

Veuillez vous inscrire directement auprès de l'université en précisant "Voir avec mon école" pour tout ce que vous avez à fournir concernant votre année en cours (recommandation, notes, etc.).

Cinquièmement, l'école a instauré tout un tas de règles débiles pour empêcher/ralentir/gêner notre admission dans une école partenaire. Ce qui, au début de l'année, a commencé ainsi :

Pour les apprentis qui souhaitent s'inscrire en Master à l'université, comme pour tous les partenaires les règles de validation de l'inscription sont les suivantes :
- avoir au moins 750 au TOEIC
- être à jour de ses rattrapages L3

... s'est transformé en ceci, 5 jours avant la date de clôture des admissions :

- avoir au moins 750 au TOEIC
- être à jour de ses rattrapages L3
- ne pas avoir plus d'un rattrapage en M1

Conséquence de tout ceci ?
Laissez-moi vous narrer la journée du 3 juillet dernier.

Levé aux aurores, bien présenté, rasé et costard de rigueur, direction l'université pour les entretiens et concours d'entrée. De 9h à 12h, tests psychotechniques ultra-hardcore sur la logique, les maths, les capacités de déduction, de raisonnement, etc. 13h, entretien devant un jury composé des responsables de mon école et de l'université. Mon profil est plébiscité, je suis le meilleur aux tests du matin, j'ai 985 au TOEIC, ai déjà travaillé dans le domaine étudié, je suis sérieux et je présente bien. Du tac-au-tac, le responsable de l'école me balance un "Bon, votre profil m'intéresse sérieusement, pour moi c'est tout bon, je vous prend direct. Maintenant reste à voir ce qu'en pense votre école". Réponse de l'intéressé : "Du moment qu'il rattrape son F en mathématiques, pas de problèmes". "Merci monsieur, a l'année prochaine".

Une semaine plus tard, je reçois une lettre :

J'ai le regret de vous faire connaître la décision de la Commission qui a statué sur votre demande de candidature au Master professionnel de notre université.

Monsieur GREVET Nicolas
Est refusé à l'inscription.

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.

Vous pouvez imaginer ma réaction face à cette lettre.
Ni une, ni deux, je me renseigne à droite à gauche pour tenter de trouver à quel endroit ça a déconné. J'appelle l'université pour leur faire part de ma stupeur, et là, choqué, j'apprends qu'ils sont désolé, qu'ils voulaient absolument me prendre et qu'ils se faisaient une joie d'avoir des gens aussi compétents que nous dans leur promotion, mais que mon école a posé son véto.

Et oui, il fallait suivre, car une semaine après la fin des entretiens, les conditions d'admission dans une école partenaire avaient encore été mystérieusement changées pour ceci :

- avoir au moins 750 au TOEIC
- être à jour de ses rattrapages L3
- ne pas avoir de rattrapage de niveau F en M1
- ne pas avoir plus de deux rattrapages de niveau "Fx" en M1

Bilan, j'ai un F en maths, je dégage. Moi ainsi que toutes les personnes qui étaient présentes ce jour. Stupeur du responsable de l'université, qui nous explique que notre école leur a expliqué que nous étions tout à fait conscients de ces conditions d'admission. Conditions dont nous n'avions jamais entendu parler de notre vie. Stupeur également de voir qu'un F dans une matière qui n'a aucun rapport avec la dernière année dans cette école puisse me barrer la route. C'est la première année que cela arrive, tout le personnel de l'université se dit choqué et en colère contre mon école actuelle.

De son côté, cette dernière continue de tout nier en bloc et assure que tout le monde était au courant. Pendant ce temps, je rate non seulement ma dernière chance de faire une année d'études potable, mais également une chance de travailler avec des gens aussi compétents que les responsables de l'université, sur un programme qui m'enchantait et pour lequel j'avais toutes les qualités requises pour étudier. École de merde.

Messieurs et mesdames les responsables de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Versailles, si vous lisez ceci, je vous conseille de faire quelques inspections.

Remplis sous: Étudier, Râler 5 Commentaires
12Juil/083

Incassable

Incassable

Hier soir, j'ai eu l'occasion de revoir un film que j'avais vu lors de sa sortie en salle, en 2000 : Incassable, avec Bruce Willis et Samuel L. Jackson. À l'époque, j'avais 14 ans, et je crois bien que je n'avais absolument rien compris au film. D'ailleurs, je me souviens très bien que mes parents n'avaient pas apprécié non plus.

Et puis, au fil des années, je n'ai pas arrêté de me souvenir de moments clefs de ce film. À chaque fois que je me rappelais de quelque chose, je me disais que ce film était finalement assez brillant. J'ai donc décidé de le revoir 8 ans après et effectivement, on n'appréhende vraiment pas de la même façon les films à 14 ans qu'à 21 ans. Synospsis :

David Dunn (Bruce Willis), un banal gardien de sécurité de Philadelphie, est le seul survivant d'une catastrophe ferroviaire. À la grande surprise des autorités et des médias, l'homme s'en sort indemne, sans la moindre blessure ou traumatisme. Troublé par cet événement, Dunn entre dans une crise d'identité. Qui est-il? Pourquoi a-t-il survécu? C'est en quête de réponses qu'il rencontre son parfait opposé : Elijah Price (Samuel L. Jackson), un handicapé misanthrope frappé d'ostéogenèse imparfaite.

Ce film est brillant, parfaitement filmé, parfaitement orchestré, avec une bande son à vous donner la chair de poule (que j'écoute en ce moment même). Le film est à la fois très triste et vraiment porteur d'espoir, on assiste à la naissance d'un super héros "réaliste" et contemporain. Un héros malgré lui, qui a bien du mal à accepter sa nouvelle condition au beau milieu d'une vie qui part déjà totalement en vrille. Et puis, la façon dont le film est tourné, très sombre, très silencieux, avec une musique à donner la chair de poule. Bruce Willis a vraiment une sorte de classe dans ce film, la force tranquille, il inspire à la fois la crainte et la sympathie... C'est vraiment bien foutu. Je le conseille à tous ceux qui ne l'ont pas vu, où qui ne l'avaient pas apprécié à sa juste valeur lors de sa sortie.

Au final, le film s'insère directement dans mon top 10 des films que j'ai le plus appréciés de ma vie. Et ça, c'est pas courant. Voici deux extraits de la bande originale (mes deux pistes préférées) et une bande annonce :


11Juil/088

Lost in incompétence

Il me semble que ça fait un petit moment que je n'avais pas râlé sur ce blog. De toute façon, je manque un peu de temps pour quoi que ce soit en ce moment. Mais en ce weekend de 3 jours, j'ai eu envie de balancer un peu sur mon école. Alors je sais, c'est moche de faire ça, et croyez moi, ce n'est pas amusant pour moi, mais quand quelque chose ne va vraiment pas, il faut que j'en parle.

Et croyez moi, je me suis retenu depuis toutes ces années, à ne jamais balancer sur rien et juste subir en fermant bien gentiment ma gueule. De toute façon, dans la vie, tout le monde s'attend à ce que vous fermiez votre gueule. Les gens qui l'ouvrent, ça leur retombe forcément sur le coin de la figure puisque, généralement, personne n'aime entendre la vérité quand elle vous dénigre.

Enfin bref, pour en revenir au sujet, mon école, elle est pas mal. Les programmes sont super intéressants, les locaux sont propres et bien tenus, les gens y sont relativement sympathiques, bien qu'un peu casaniers et coincés du cul, et c'est tout prêt de chez moi et de mon boulot. Seulement, au milieu de tout ça, il y a d'innombrables défauts qui viennent tout gâcher :

  • Une organisation générale assez pourrie.
    Avec des flottements d'emploi du temps, des cours fictifs et des dates fantômes, des plannings fournis une semaine après les rentrées, etc. Pour vous donner un ordre d'idée, certains ont leurs évaluations avant les cours sur le sujet, et généralement les devoirs se déroulent après les cours, à la fin de la journée. On n'a donc aucun temps de révision accordé, tout doit être assimilé immédiatement. Et si vous avez le culot de ne pas avoir compris, tant pis pour vous.
  • Une "culture étudiante" inexistante.
    Pas d'ambiance, pas de soirées, pas de convivialité, pas d'entre-aide, et même pas de filles en fait. Les associations sont cloisonnées par promotions, il n'y a aucun échange, pas de parrainage, et lorsque l'on tente d'organiser quelque chose (comme une partie de jeux-vidéo ou quoi que ce soit) généralement tout le monde est "OK", mais personne ne prend la peine de finalement se déplacer une fois que tout est organisé.
  • Une communication avec les entreprises déplorable.
    Nous sommes en alternance, les entreprises de la région sont le seul moyen de survie de l'école. Sans elles, pas d'apprentis et donc pas de formation. Et pourtant, l'école se permet de ne jamais les contacter, ou alors toujours trop tard. Elles ne sont pas mises au courant des changements d'emploi du temps, elles ne sont pas prévenues lors d'évènements et plus généralement, les contacts c'est uniquement quand l'école en a besoin. Elle se permet même de voler des semaines d'entreprise à droite à gauche sans prévenir à l'avance.
  • Un encadrement pédagogique relativement exécrable.
    Je suis tout à fait d'accord avec le fait qu'on ne peut pas toujours tomber sur des intervenants parfaitement qualifiés lors de nos cours ; mais quand cette proportion atteint des sommets jusqu'à plus de 80% des cours dispensés par des personnes à la pédagogie et/ou aux compétences inexistantes, il y a de quoi se poser des questions. La plupart des formateurs sont pistonnés et le fait de remplir des fiches d'évaluation (des cours) parfaitement négatives n'y change rien. Un formateur qui arrive en début de journée, balance son powerpoint miteux et "démerdez-vous", j'appelle ça un "connard payé à rien foutre", pas un formateur.
  • Des préférences évidentes pour certains groupes et pas d'autres.
    Par exemple, lorsqu'on nous a proposé un voyage en Inde tout frais payé, pour ensuite nous le retirer quelques jours après. "Vous comprenez, le voyage d'un autre groupe ayant été annulé, toutes les personnes de ce groupe sont prioritaires sur vous. Il n'y a donc plus de place." Mais bien sûr. Rajoutons à ça le fait que certaines personnes se payent le luxe d'être absentes un jour sur deux sans rien risquer alors que le simple fait de rater une demi-journée me vaut des convocations et remontrances de la part du responsable pédagogique. Et ça encore, c'est quand certaines personnes n'ont pas tout simplement 6 mois de plus pour rendre un devoir par rapport à d'autres.
  • Des évaluations totalement fantaisistes.
    Avec des devoirs sur des notions ultra-complexes, vues le jour même. Quand les devoirs ne sont pas tout simplement infaisables, il arrive qu'on trouve les corrigés sur Internet pendant le devoir, voire qu'il porte sur des notions que l'on n'a même pas vues. Rajoutons à cela le fait que les notes sont attribuées à la tête du client (noter une évaluation de 6h de Java juste en passant derrière la personne et en disant "mokay, ça semble bon", j'ai vu mieux) et rajoutons une petite couche de nivellement automatique des notes pour que personne n'ai de trop bonnes ou trop mauvaises notes, et on a le tiercé gagnant. Cela dit, pour juger de nos notes, il faudrait déjà qu'on les ait. Nous sommes bientôt en troisième année, et toujours pas de trace des notes de première année.
  • Une infrastructure informatique bancale à souhait.
    Avec des machines sous Unix dont personne ne connait les mots de passe ou des machines sous Windows inutilisables. La nécessité de posséder un ordinateur portable sans aucun financement de l'école. Un réseau local au sommet de la médiocrité, qui est régulièrement saturé ou inaccessible (pratique pour des cours d'informatique). Un réseau Internet pitoyable, blindé de proxy lents et de règles d'interdictions complètement loufoques (interdit de rechercher Screencast, IllegalAccessException, ou des articles sur Youtube mais pas sur le porno ni Google Video). Des administrateurs réseaux techniquement à la masse, qui ne savent même pas faire le lien entre une adresse IP et une adresse MAC sur leur réseau et appellent à la bonne foi des gens lors d'un problème pour qu'elles se dénoncent...
  • Et enfin, last but not least, une équipe administrative complètement à la masse, à des années lumières de la compétence minimum en droit d'être exigée par un centre de formation d'apprentis géré par une chambre de commerce. Communication inexistante, incompétences flagrantes, méconnaissance de l'informatique, retards en tout genre, menaces et sanctions dès qu'on ne va pas dans leur sens, mauvaise foi, coups bas, mensonges, etc. Une administration dans les règles de l'art, régie sur le principe du "s'il y a un problème, je balance le bordel ailleurs dans la hiérarchie et démerdez vous". Avec en prime certains éléments catapultés à leur poste sans aucune expérience voire aucune compétence et responsables de l'encadrement de 150 apprentis.

Forcément, ça fait tâche. Et lorsque vous vous payez le luxe de faire remarquer tous ces problèmes tout haut dans le but de faire réagir les gens, vous gagnez le droit de vous payer un avertissement au comportement en règle. Je le sais, c'est moi qui l'ai eu. Le premier de toute ma scolarité. Le genre de truc qui vous suit toute votre scolarité, jusqu'aux soutenances de mémoire et jusqu'en entreprise. Tout ça pour avoir dénoncé quelques problèmes internes.

Dernier coup en date, un changement de règles très sympathique de dernière minute. Avant, pour faire sa dernière année dans une école partenaire, il y avait une seule condition : avoir son TOIEC. Quelques jours après le choix des options, une nouvelle condition a fait son apparition, ne pas avoir plus de deux matières à rattraper (et dommage pour ceux qui en avaient deux ou plus et avaient mis un de ces choix en première option). Et dernièrement, une troisième condition a fait son apparition, après les entretiens et même après les résultats des entretiens pour l'année prochaine : ne pas avoir de note F.

Résultat : aux entretiens on vous dit "c'est parfait, vous correspondez parfaitement au profil recherché, on vous prend" et une semaine plus tard on reçoit une lettre "vous êtes refusé". Ca fait toujours plaisir de se casser le cul à remplir des dossiers, passer des entretiens et des concours tout en n'étant pas prévenu que, de toute façon, à la fin on ne sera pas retenu, même si on est premier (ce qui était mon cas).

Tout ça pour dire que certains ne se font vraiment pas chier, et que j'aimerais vraiment en faire plus pour leur pourrir leur business une fois sorti de cette école. N'importe quoi ferait l'affaire, une lettre ouverte sur Internet, une dénonciation à la chambre de commerce, un spam en règle, peu importe. Du moment qu'ils payent pour leur incompétence et pour avoir ruiné à la fois mes espoirs de voyage pédagogique, de double compétence, de double diplôme et de prestige du master en l'espace de 3 ans.

Bien sûr, je ne le ferai pas, c'est uniquement sur le coup de la colère, mais dieu sait que j'en rêve, et tant pis si ce billet m'apporte des ennuis, il me semble que je n'ai plus grand chose à y perdre au niveau où nous en sommes. Quand je pense que j'ai hésité à finir mes études à l'étranger, on est parfois très con dans la vie.

Remplis sous: Étudier, Râler 8 Commentaires

À propos

Je suis Nicolas “NykO18” Grevet et ceci est mon blog personnel. J'y parle de tout et de rien et souvent, j'y râle. Toutes les opinions exposées sur ce site n'engagent que moi sauf en cas de mention contraire. Bonne visite.

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