blog.logout.fr Il est (vraiment) temps de faire une pause…

16Juil/085

Lost in incompétence (suite)

Après ma petite gueulante de vendredi dernier, j'ai eu envie de revenir sur l'histoire du passage refusé en deuxième année dans une école partenaire. Histoire que les choses soient claires pour tout le monde, et que ça dissuade peut-être certains de tenter quoi que ce soit.

L'histoire est simple, mon école est pourrie. Pas spécialement plus pourrie que certaines autres, mais bien pourrie quand même. Voilà pourquoi, bien que m'étant résigné à faire ce Master juste "histoire de" (histoire d'avoir un "+5" après mon "BAC"), j'ai eu la légitime envie d'aller voir ailleurs pour ma dernière année. Et ça tombait bien, puisque mon école elle-même proposait de suivre un cursus différent en dernière année, dans une école partenaire.

Avantages :

  • Double diplôme (celui de mon école, et celui de l'école partenaire) donc double Master.
  • Changer d'école et de personnel pour une université, un peu de liberté et des gens qualifiés.
  • Changer l'environnement et les gens que je dois fréquenter.
  • Un programme et des intervenants beaucoup plus intéressants à l'université.

Inconvénients :

  • Charge de travail importante (entreprise + programme de ma première école + programme de l'université).
  • Changement de rythme de travail pour quelque chose de plus "scolaire" qu'un CFA.

Bien entendu, j'étais conscient de tout cela, et cela ne me dérangeait pas de faire le "sacrifice" si cela pouvait me changer un peu les idées. J'ai donc postulé immédiatement à l'école partenaire, et c'est là que les choses ont commencé à aller de travers.

Premièrement, absolument aucune information ne nous a été donné concernant l'école partenaire. Ni sa localisation exacte, ni son programme, ni ses options, ni les modalités d'admission, rien du tout. Nous avons dû nous mettre en quête d'informations nous-même, via Internet et des plaquettes PDF en anglais glanées ça et là. Pas super glorieux pour ce qu'ils appellent un "partenariat".

Deuxièmement, on nous a averti qu'il fallait avoir notre TOEIC avant toute admission dans une école partenaire, et ce uniquement le jour même de la présentation des options. Soit plus de deux mois après le passage du-dit TOEIC. Ce qui signifie que ceux qui l'avaient raté et attendaient de s'améliorer pour le repasser (ils avaient jusqu'en fin de dernière année, voire même après) étaient déjà baisés sans même avoir tenté quoi que ce soit.

Troisièmement, nous devions nous présenter en candidat libre auprès de l'école en question. Visiblement, le partenariat s'arrêtait uniquement à un concept abstrait car l'administration possédait bien sûr déjà toutes les informations nous concernant. Les mêmes informations que nous avons dû répéter dans un dossier d'inscription bien dodu de 20 pages, que nous avons dû adresser nous-même à l'école en question, en précisant bien qu'il fallait "voir avec notre école" pour l'histoire du "partenariat"...

Quatrièmement, une semaine avant la date de clôture de rendu du dossier d'inscription, non seulement l'école ne nous avait toujours pas averti de cette date (ceux qui n'avaient pas eu le réflexe de faire une candidature spontanée l'on eu dans l'os), mais elle ne nous avait surtout toujours pas fourni une seule des pièces justificatives requises par le dossier d'inscription. Finalement, c'est quelques jours avant la clôture des inscriptions qu'ils se sont décidés à dire :

Veuillez vous inscrire directement auprès de l'université en précisant "Voir avec mon école" pour tout ce que vous avez à fournir concernant votre année en cours (recommandation, notes, etc.).

Cinquièmement, l'école a instauré tout un tas de règles débiles pour empêcher/ralentir/gêner notre admission dans une école partenaire. Ce qui, au début de l'année, a commencé ainsi :

Pour les apprentis qui souhaitent s'inscrire en Master à l'université, comme pour tous les partenaires les règles de validation de l'inscription sont les suivantes :
- avoir au moins 750 au TOEIC
- être à jour de ses rattrapages L3

... s'est transformé en ceci, 5 jours avant la date de clôture des admissions :

- avoir au moins 750 au TOEIC
- être à jour de ses rattrapages L3
- ne pas avoir plus d'un rattrapage en M1

Conséquence de tout ceci ?
Laissez-moi vous narrer la journée du 3 juillet dernier.

Levé aux aurores, bien présenté, rasé et costard de rigueur, direction l'université pour les entretiens et concours d'entrée. De 9h à 12h, tests psychotechniques ultra-hardcore sur la logique, les maths, les capacités de déduction, de raisonnement, etc. 13h, entretien devant un jury composé des responsables de mon école et de l'université. Mon profil est plébiscité, je suis le meilleur aux tests du matin, j'ai 985 au TOEIC, ai déjà travaillé dans le domaine étudié, je suis sérieux et je présente bien. Du tac-au-tac, le responsable de l'école me balance un "Bon, votre profil m'intéresse sérieusement, pour moi c'est tout bon, je vous prend direct. Maintenant reste à voir ce qu'en pense votre école". Réponse de l'intéressé : "Du moment qu'il rattrape son F en mathématiques, pas de problèmes". "Merci monsieur, a l'année prochaine".

Une semaine plus tard, je reçois une lettre :

J'ai le regret de vous faire connaître la décision de la Commission qui a statué sur votre demande de candidature au Master professionnel de notre université.

Monsieur GREVET Nicolas
Est refusé à l'inscription.

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.

Vous pouvez imaginer ma réaction face à cette lettre.
Ni une, ni deux, je me renseigne à droite à gauche pour tenter de trouver à quel endroit ça a déconné. J'appelle l'université pour leur faire part de ma stupeur, et là, choqué, j'apprends qu'ils sont désolé, qu'ils voulaient absolument me prendre et qu'ils se faisaient une joie d'avoir des gens aussi compétents que nous dans leur promotion, mais que mon école a posé son véto.

Et oui, il fallait suivre, car une semaine après la fin des entretiens, les conditions d'admission dans une école partenaire avaient encore été mystérieusement changées pour ceci :

- avoir au moins 750 au TOEIC
- être à jour de ses rattrapages L3
- ne pas avoir de rattrapage de niveau F en M1
- ne pas avoir plus de deux rattrapages de niveau "Fx" en M1

Bilan, j'ai un F en maths, je dégage. Moi ainsi que toutes les personnes qui étaient présentes ce jour. Stupeur du responsable de l'université, qui nous explique que notre école leur a expliqué que nous étions tout à fait conscients de ces conditions d'admission. Conditions dont nous n'avions jamais entendu parler de notre vie. Stupeur également de voir qu'un F dans une matière qui n'a aucun rapport avec la dernière année dans cette école puisse me barrer la route. C'est la première année que cela arrive, tout le personnel de l'université se dit choqué et en colère contre mon école actuelle.

De son côté, cette dernière continue de tout nier en bloc et assure que tout le monde était au courant. Pendant ce temps, je rate non seulement ma dernière chance de faire une année d'études potable, mais également une chance de travailler avec des gens aussi compétents que les responsables de l'université, sur un programme qui m'enchantait et pour lequel j'avais toutes les qualités requises pour étudier. École de merde.

Messieurs et mesdames les responsables de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Versailles, si vous lisez ceci, je vous conseille de faire quelques inspections.

Remplis sous: Étudier, Râler 5 Commentaires
11Juil/088

Lost in incompétence

Il me semble que ça fait un petit moment que je n'avais pas râlé sur ce blog. De toute façon, je manque un peu de temps pour quoi que ce soit en ce moment. Mais en ce weekend de 3 jours, j'ai eu envie de balancer un peu sur mon école. Alors je sais, c'est moche de faire ça, et croyez moi, ce n'est pas amusant pour moi, mais quand quelque chose ne va vraiment pas, il faut que j'en parle.

Et croyez moi, je me suis retenu depuis toutes ces années, à ne jamais balancer sur rien et juste subir en fermant bien gentiment ma gueule. De toute façon, dans la vie, tout le monde s'attend à ce que vous fermiez votre gueule. Les gens qui l'ouvrent, ça leur retombe forcément sur le coin de la figure puisque, généralement, personne n'aime entendre la vérité quand elle vous dénigre.

Enfin bref, pour en revenir au sujet, mon école, elle est pas mal. Les programmes sont super intéressants, les locaux sont propres et bien tenus, les gens y sont relativement sympathiques, bien qu'un peu casaniers et coincés du cul, et c'est tout prêt de chez moi et de mon boulot. Seulement, au milieu de tout ça, il y a d'innombrables défauts qui viennent tout gâcher :

  • Une organisation générale assez pourrie.
    Avec des flottements d'emploi du temps, des cours fictifs et des dates fantômes, des plannings fournis une semaine après les rentrées, etc. Pour vous donner un ordre d'idée, certains ont leurs évaluations avant les cours sur le sujet, et généralement les devoirs se déroulent après les cours, à la fin de la journée. On n'a donc aucun temps de révision accordé, tout doit être assimilé immédiatement. Et si vous avez le culot de ne pas avoir compris, tant pis pour vous.
  • Une "culture étudiante" inexistante.
    Pas d'ambiance, pas de soirées, pas de convivialité, pas d'entre-aide, et même pas de filles en fait. Les associations sont cloisonnées par promotions, il n'y a aucun échange, pas de parrainage, et lorsque l'on tente d'organiser quelque chose (comme une partie de jeux-vidéo ou quoi que ce soit) généralement tout le monde est "OK", mais personne ne prend la peine de finalement se déplacer une fois que tout est organisé.
  • Une communication avec les entreprises déplorable.
    Nous sommes en alternance, les entreprises de la région sont le seul moyen de survie de l'école. Sans elles, pas d'apprentis et donc pas de formation. Et pourtant, l'école se permet de ne jamais les contacter, ou alors toujours trop tard. Elles ne sont pas mises au courant des changements d'emploi du temps, elles ne sont pas prévenues lors d'évènements et plus généralement, les contacts c'est uniquement quand l'école en a besoin. Elle se permet même de voler des semaines d'entreprise à droite à gauche sans prévenir à l'avance.
  • Un encadrement pédagogique relativement exécrable.
    Je suis tout à fait d'accord avec le fait qu'on ne peut pas toujours tomber sur des intervenants parfaitement qualifiés lors de nos cours ; mais quand cette proportion atteint des sommets jusqu'à plus de 80% des cours dispensés par des personnes à la pédagogie et/ou aux compétences inexistantes, il y a de quoi se poser des questions. La plupart des formateurs sont pistonnés et le fait de remplir des fiches d'évaluation (des cours) parfaitement négatives n'y change rien. Un formateur qui arrive en début de journée, balance son powerpoint miteux et "démerdez-vous", j'appelle ça un "connard payé à rien foutre", pas un formateur.
  • Des préférences évidentes pour certains groupes et pas d'autres.
    Par exemple, lorsqu'on nous a proposé un voyage en Inde tout frais payé, pour ensuite nous le retirer quelques jours après. "Vous comprenez, le voyage d'un autre groupe ayant été annulé, toutes les personnes de ce groupe sont prioritaires sur vous. Il n'y a donc plus de place." Mais bien sûr. Rajoutons à ça le fait que certaines personnes se payent le luxe d'être absentes un jour sur deux sans rien risquer alors que le simple fait de rater une demi-journée me vaut des convocations et remontrances de la part du responsable pédagogique. Et ça encore, c'est quand certaines personnes n'ont pas tout simplement 6 mois de plus pour rendre un devoir par rapport à d'autres.
  • Des évaluations totalement fantaisistes.
    Avec des devoirs sur des notions ultra-complexes, vues le jour même. Quand les devoirs ne sont pas tout simplement infaisables, il arrive qu'on trouve les corrigés sur Internet pendant le devoir, voire qu'il porte sur des notions que l'on n'a même pas vues. Rajoutons à cela le fait que les notes sont attribuées à la tête du client (noter une évaluation de 6h de Java juste en passant derrière la personne et en disant "mokay, ça semble bon", j'ai vu mieux) et rajoutons une petite couche de nivellement automatique des notes pour que personne n'ai de trop bonnes ou trop mauvaises notes, et on a le tiercé gagnant. Cela dit, pour juger de nos notes, il faudrait déjà qu'on les ait. Nous sommes bientôt en troisième année, et toujours pas de trace des notes de première année.
  • Une infrastructure informatique bancale à souhait.
    Avec des machines sous Unix dont personne ne connait les mots de passe ou des machines sous Windows inutilisables. La nécessité de posséder un ordinateur portable sans aucun financement de l'école. Un réseau local au sommet de la médiocrité, qui est régulièrement saturé ou inaccessible (pratique pour des cours d'informatique). Un réseau Internet pitoyable, blindé de proxy lents et de règles d'interdictions complètement loufoques (interdit de rechercher Screencast, IllegalAccessException, ou des articles sur Youtube mais pas sur le porno ni Google Video). Des administrateurs réseaux techniquement à la masse, qui ne savent même pas faire le lien entre une adresse IP et une adresse MAC sur leur réseau et appellent à la bonne foi des gens lors d'un problème pour qu'elles se dénoncent...
  • Et enfin, last but not least, une équipe administrative complètement à la masse, à des années lumières de la compétence minimum en droit d'être exigée par un centre de formation d'apprentis géré par une chambre de commerce. Communication inexistante, incompétences flagrantes, méconnaissance de l'informatique, retards en tout genre, menaces et sanctions dès qu'on ne va pas dans leur sens, mauvaise foi, coups bas, mensonges, etc. Une administration dans les règles de l'art, régie sur le principe du "s'il y a un problème, je balance le bordel ailleurs dans la hiérarchie et démerdez vous". Avec en prime certains éléments catapultés à leur poste sans aucune expérience voire aucune compétence et responsables de l'encadrement de 150 apprentis.

Forcément, ça fait tâche. Et lorsque vous vous payez le luxe de faire remarquer tous ces problèmes tout haut dans le but de faire réagir les gens, vous gagnez le droit de vous payer un avertissement au comportement en règle. Je le sais, c'est moi qui l'ai eu. Le premier de toute ma scolarité. Le genre de truc qui vous suit toute votre scolarité, jusqu'aux soutenances de mémoire et jusqu'en entreprise. Tout ça pour avoir dénoncé quelques problèmes internes.

Dernier coup en date, un changement de règles très sympathique de dernière minute. Avant, pour faire sa dernière année dans une école partenaire, il y avait une seule condition : avoir son TOIEC. Quelques jours après le choix des options, une nouvelle condition a fait son apparition, ne pas avoir plus de deux matières à rattraper (et dommage pour ceux qui en avaient deux ou plus et avaient mis un de ces choix en première option). Et dernièrement, une troisième condition a fait son apparition, après les entretiens et même après les résultats des entretiens pour l'année prochaine : ne pas avoir de note F.

Résultat : aux entretiens on vous dit "c'est parfait, vous correspondez parfaitement au profil recherché, on vous prend" et une semaine plus tard on reçoit une lettre "vous êtes refusé". Ca fait toujours plaisir de se casser le cul à remplir des dossiers, passer des entretiens et des concours tout en n'étant pas prévenu que, de toute façon, à la fin on ne sera pas retenu, même si on est premier (ce qui était mon cas).

Tout ça pour dire que certains ne se font vraiment pas chier, et que j'aimerais vraiment en faire plus pour leur pourrir leur business une fois sorti de cette école. N'importe quoi ferait l'affaire, une lettre ouverte sur Internet, une dénonciation à la chambre de commerce, un spam en règle, peu importe. Du moment qu'ils payent pour leur incompétence et pour avoir ruiné à la fois mes espoirs de voyage pédagogique, de double compétence, de double diplôme et de prestige du master en l'espace de 3 ans.

Bien sûr, je ne le ferai pas, c'est uniquement sur le coup de la colère, mais dieu sait que j'en rêve, et tant pis si ce billet m'apporte des ennuis, il me semble que je n'ai plus grand chose à y perdre au niveau où nous en sommes. Quand je pense que j'ai hésité à finir mes études à l'étranger, on est parfois très con dans la vie.

Remplis sous: Étudier, Râler 8 Commentaires

16Déc/071

Après le BAC+2 ou BAC+3

Il y a quelques temps, un Internaute m'a envoyé un petit questionnaire dans le but de l'aider à choisir sa poursuite d'étude. Je me suis dit qu'en additionnant ça à l'article que j'avais écrit il y a quelques mois, je pourrais couvrir la totalité de la poursuite d'étude après le BAC.

Peux-tu me décrire brièvement ton parcours d'étudiant ?
Lycée > BAC Scientifique option physique/chimie
IUT > Informatique option réseaux
Désormais en 1ère année de Master de manager en ingénierie de l'informatique, des réseaux et des télécoms à l'ITIN (Cergy-Pontoise, 95).

Comment se déroule une journée type dans ton université ?
Tout dépend si je me trouve en cycle entreprise ou école (car la formation se fait aux 2 tiers en entreprise et 1 tiers en école environ). Une journée type en école c'est 7h de formation sur un sujet en particulier (cela va de l'anglais, aux langages de programmation en passant par la gestion de projet ou d'entreprise). Une journée en entreprise c'est 7h aussi (ou plus si on veut) et je suis au sein d'une vraie entreprise, avec des vrais collègues et des vrais projets.

Combien d'heures travailles-tu par semaine ?
Quand je suis en école, généralement 35h (formation oblige, 35h oblige).
Quand je suis en entreprise, généralement plutôt 40h que 35h car je reste plus tard.

As-tu rencontré des difficultés d'adaptations au début ?
Je n'ai eu aucune difficulté d'adaptation, et pour cause, on est environ 20% de DUT informatique mélangés avec 80% de BTS informatique. Notre niveau est donc BIEN supérieur aux autres, et on n'a relativement aucun mal à s'en sortir.

Quelles sont pour toi les qualités indispensables pour réussir la formation que tu as entreprise ?
Une très grande faculté d'apprentissage par soi-même. Les cours ne représentent qu'un tiers du temps, et on n'a pas le temps d'apprendre en détail tout ce que l'on aborde. On voit donc un peu tout, et si on juge que cela nous est important, on approfondit par soi-même via Internet ou des bouquins. Il faut aussi beaucoup de maturité, car l'école n'est pas une université à proprement parler. On nous demande d'être des professionels avant d'être des étudiants. Cela sous entend, chemise-cravate pendant les entretiens et comportement adapté.

Le travail en groupe est-il mis en avant (TPs, projets, etc.) ?
Nous n'avons presque que des travaux de groupe, et non seulement il faut travailler en groupe, mais surtout pour de vrais clients. L'école est associée à des tas d'entreprises qui nous donnent des projets réels pour lesquels elles attendent un suivi et une organisation professionels. Il y a tout de même des travaux à faire seul au milieu du lot, ils sont peu nombreux mais souvent très importants/longs à faire.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu'un qui souhaite se lancer dans cette formation ?
Je ne sais pas trop, la même chose que ce que j'ai dit au dessus. Il ne faut pas avoir peur de crouler sous la masse à apprendre par soi-même. Mais franchement, pour rien au monde je ne reviendrais à un cursus entièrement scolaire. L'alternance entreprise/école est une expérience très enrichissante et permet d'accumuler de l'expérience professionnelle en même temps que les cours (et d'être payé !).

A ton avis dans quelle secteur de l'informatique y aura-t-il le plus de débouché à l'avenir ?
Clairement les réseaux et la mobilité/l'embarqué. Internet s'installe partout, et de plus en plus sur des appareils mobiles. Il faut de plus en plus de personnes douées pour la maintenance/mise en place de réseaux complexes et il faut de plus en plus de personnes douées dans la programmation mobile/embarquée.

23Oct/077

Les joies de la formation

"Je me présente, je suis monsieur X, c'est moi qui vais assurer votre formation en J2EE et plus particulièrement tout ce qui concerne les EJB."
Ce cours avait tout pour plaire, un intervenant qui semblait jeune et dynamique, un sujet intéressant, une technologie intéressante, une semaine complète de cours qui laissait peut-être espérer ENFIN un petit projet intéressant. Mais finalement pas trop.

Les cours, tout le monde le sait, ça peut être génial ou moisi selon si l'intervenant est doué/pédagogue ou pas. Alors si vous êtes vous-même intervenant/formateur, voici une petite liste des erreurs à ne pas commettre pour éviter de perdre les étudiants à tout jamais (cela dit, c'est pas pour ça qu'ils ne seront pas payés).

  1. J'impose mes outils et mes techniques.
    D'entrée de jeu, mauvaise nouvelle, on va bosser sur un IBM Websphere (usine à gaz de folie pour faire 3 pauvres HelloWorld en J2EE). Il aura fallu plus d'une matinée complète pour que chaque personne ait un Websphere installé et plus ou moins prêt à l'emploi. Bien évidemment, personne ne sait utiliser Websphere, et les cours d'administration de Websphere ne sont pas au programme. S'il avait pu, il aurait également imposé Linux et Eclipse, mais là faut pas déconner.
  2. J'impose des technologies dépassées.
    Les EJBs en Java, c'est quand même THE truc à la mode en ce moment, et j'étais donc assez impatient d'en savoir plus. Mais finalement non, on va faire des EJBs 2.0 au lieu des 3.0 alors que même Sun (qui les a inventés) avoue que les EJBs 2.0 sont une hérésie et qu'ils ont tout recodé pour la version 3. On nous enseigne donc une technologie obsolète dont personne ne se sert, mais c'est normal.
  3. J'arrive sans avoir rien préparé.
    Notre formateur semble spécialiste du sujet, mais pas tellement de la pédagogie. Non content de ne pas toujours sembler très au fait de ce qu'il enseigne, le support de cours n'est pas de lui et, pire encore, il ne l'a même pas lu. Et allez que je vous balance un support de cours de 300 pages et advienne que pourra.
  4. Je débarque formateur mais je ne suis pas pédagogue pour un sou.
    J'ai du matériel de vidéo-projection dans la salle, je dispose d'un réseau Wifi gratuit, d'un PC portable pouvant être branché sur le vidéo-projecteur, d'un tableau, d'un paper-board et de feutres, mais je suis au dessus de tout ça. Je préfère passer expliquer les choses individuellement à chacun des 25 étudiants plutôt qu'expliquer les choses globalement. Comme ça, les 24 autres peuvent aller se gratter pour les explications sur chaque problème.
  5. Je n'ai pas de ligne de cours précise.
    Je ne sais pas trop où on va, ni même d'où on vient. Je ne donne pas de consignes claires mais je râle si le travail ne correspond pas à ce que j'ai demandé. Et par dessus tout, je donne un devoir à faire à la maison qui ne contient aucune partie programmation (cours de Java je rappelle) mais uniquement du copier/collage inintéressant d'articles du net.

Salaire pour 5 jours : 1930€
Merci, au revoir.

22Juil/070

Autopsie d’une commande en ligne (partie 1)

Je ne sais pas si j'en ai déjà parlé sur ce blog, mais je possède un ordinateur portable. Je vais dans une école ou "si t'as pas de pc portable, t'es juste un looser qui peut pas bosser parce qu'il n'y a pas assez de pc pour tout le monde et que la moitié d'entre eux ne sont même pas bootables". L'acquisition d'un PC portable en début d'année scolaire a donc été fortement conseillée. Le problème avec ce PC, c'est que l'écran m'a laché à peine quelques mois après l'achat.. bon, pas laché totalement, mais quand même c'est assez lourd :

  • Gresillements et scintillements
  • Décoloration et remplacement de couleurs par d'autres
  • Décalage de l'affichage de 5cm vers la droite
  • Et dans le pire des cas, suppression de lignes de pixels ou même inversement de plusieurs lignes..

J'ai même une vidéo ici pour en rire en famille. Le problème c'est que sans ce PC portable, je ne peux plus suivre en cours. J'ai donc attendu les vacances d'été pour me décider à l'envoyer en réparation (on m'a dit de prévoir plusieurs semaines, donc je m'attend au moins à un mois ou deux). Seulement voilà, jusqu'à aujourd'hui je ne pouvais pas m'en séparer (travail perso à faire) et je ne peux pas non plus le renvoyer tout le temps que je n'ai pas reformaté mon PC fixe qui tourne doucement de l'oeil lui aussi (pas reformaté depuis 2004).

Lundi dernier, (le 16 juillet donc) je me suis enfin décidé, j'ai gravé mon Windows XP fourni par l'école (ouais j'ai un Vista aussi, mais faut pas déconner non plus, restons sérieux) et commandé deux nouveaux disques durs pour le PC fixe. Je passe d'IDE à SATA II et de 120 à 500 Go. Au premier abord, ça semblait bien parti, une commande passée lundi à 1h du matin et expédiée lundi à 19h, on peut dire que c'est du rapide. Seulement voilà, mardi rien n'est arrivé et mercredi j'ai raté le livreur/facteur à 5min près (qui n'a pas laissé d'avis de passage bien sûr).

Jeudi, je m'étais donc préparé et levé une demi heure plus tôt. J'ai attendu jusqu'à 9h30 (normalement je commence le boulot à cette heure là) et finalement, on a sonné depuis le hall de l'immeuble. J'ai décroché l'interphone et personne n'a répondu. J'ai senti venir le coup foirreux et j'ai couru jusqu'au hall comme un dératé, mais en vain. En une minute le mec avait tout remballé, était ressorti de l'immeuble et était reparti avec sa camionette, toujours sans laisser d'avis de passage..

La où ca devient fun, c'est que vendredi et samedi, personne n'est passé du tout et quand j'essaye de suivre mon colis sur le site de la poste, j'ai comme l'impression que la Poste se fout de ma gueule.

J'espère qu'ils n'ont pas prévu de faire ça à l'infini parce que sinon je ne suis pas sorti de l'auberge.

À propos

Je suis Nicolas “NykO18” Grevet et ceci est mon blog personnel. J'y parle de tout et de rien et souvent, j'y râle. Toutes les opinions exposées sur ce site n'engagent que moi sauf en cas de mention contraire. Bonne visite.

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