Hier, je suis allé voir Je suis une légende au cinéma. Le dernier film avec Will Smith. Je n'ai pas trop le temps en ce moment d'écrire des romans, alors je vais juste vous dire : "allez le voir". C'est juste terrible, à des années lumières des super-productions américaines "de base". Pas d'effets spéciaux à outrance, pas de scénario compliqué ou chiant, pas de dizaines d'acteurs à intégrer, pas de happy-end à la con, rien de tout ça. A la place : du réalisme, de l'angoissant, de la solitude et un film surprenant et intrigant à la clef.
Si vous me lisez depuis un petit moment, vous savez sûrement ce que je pense des super-productions américaines : point trop n'en faut. Et pourtant, là c'est frais, original et on se laisse facilement prendre au jeu... enfin, quand je dis original... on ne va pas exagérer non plus, c'est un mélange étrange entre 28 Jours Plus Tard(l'infection), Silent Hill(l'apparition des monstres passé une certaine heure) et Robinson Crusoé (seul au monde). Ouais, ça fait bizarre comme mélange, je sais, et pourtant, ça marche. A aucun moment le film ne se perd dans des trucs inutiles, l'ambiance est pesante, on se demande même si Will Smith ne perdrait pas un peu la boule... bref, film génial en vue et à ne laisser passer sous aucun pretexte.
Un petite vidéo qui montre que la Wii a encore bien des choses à montrer à court terme. Tout du moins... espérons. Nintendo, si vous m'entendez, embauchez ce mec !
Samedi 22 décembre 2007, la journée comportant les températures les plus basses de l'année 2007 en Picardie (je crois). C'est rigolo parce que justement ça tombe pile-poil le jour où j'ai 6h de leçons de moto dans la journée. Marrant non ? Ouais, ben pas pour moi.
Cela fait maintenant un petit moment que j'hésite avant de me lancer dans la rédaction d'un article-test sur Super Mario Galaxy. Pourquoi hésiter ? Parce qu'il y a énormément de choses à dire, et surtout parce que je n'ai pas encore réussi à finir le jeu à 100%, il me manque une malheureuse étoile ! Mais comme après des heures d'acharnement, cette dernière étoile est définitivement trop dure à obtenir pour moi, je me lance. En fait, j'ai quand même réussi à le finir, et donc c'est parti ! Par où commencer ? Il y a tellement de choses à dire.
C'est original, ça change, mais c'est gerbant, un peu. Il faut avouer que, lorsqu'ils ont "game-designé" le concept du jeu, les mecs de Nintendo ont touché en plein dans le mille. C'est un style de gameplay que je n'avais encore jamais vu, ni dans un jeu Mario, ni dans tout autre jeu auquel j'ai pu jouer. Les mondes sont constitués d'une multitude de toutes petites planètes sur lesquelles on peut littéralement faire le tour et marcher sur les côtés ou sur le dessous. Carrément déstabilisant au début, on s'y fait vite, et on se surprend même à intégrer le calcul des effets d'attraction de la pesanteur dans nos trajectoires de sauts. L'inconvénient de ce système, c'est que cela peut vite devenir très difficile à suivre, voire carrément vous donner le mal de mer dans certaines situation. La gravité change de haut en bas, on marche sur les murs, puis au plafond, les directions s'inversent, etc. Âmes sensibles, s'abstenir.
Le jeu est simple, mais pas trop quand même. Tout comme la plupart des jeux Mario, le jeu est assez simple. On ne meurt que rarement et pourtant, dieu sait que les changements de gravité sont déstabilisants. Toutefois, attention... si obtenir les 80-90 premières étoiles est assez aisé, les 30-40 dernières sont carrément plus complexes à obtenir et on fini même par s'en arracher les cheveux et en jeter la manette au loin. Les 10 dernières sont même presque impossibles à obtenir. Pour vous donner un ordre d'idée, l'une des dernières étoiles du jeu m'a demandé environ 50 ou 60 vies (soit environ 10 ou 15 game-over). Obtenir toutes les étoiles m'a demandé environ 35h (comme toujours, à prendre avec des pincettes, car je suis un gros joueur). On peut également rajouter à cela le fait que Mario ne dispose (comme dans Super Mario 64) que de 3 points de vies, mais contrairement à ce dernier, on ne peut pas en regagner en sautant dans l'eau ou autre. Seulement en ramassant des pièces (qui sont beaucoup plus rares qu'à l'accoutumée, une quarantaine par niveaux).
Le jeu est beau, pour de la Wii. Clairement, c'est (pour moi et actuellement) le plus beau jeu de la Wii. L'animation est fluide, il n'y a aucun ralentissement et tout est assez bien détaillé et léché. On pourra cependant lui reprocher d'être un peu trop kawaii (mignon-gamin) et un peu trop simpliste au niveau du design. Je suis persuadé qu'il aurait été possible de détailler un peu plus les textures et les décors.
La musique est... raaah *bave* Qu'on se le dise, The Legend of Zelda vient de trouver son maître. La totalité de la bande son de ce Super Mario Galaxy est orchestrale. Qu'est-ce que cela implique ? Que toutes les musiques sont jouées par un orchestre au complet et sont tout simplement magistrales et parfaitement adaptées aux différents contextes. Il fait froid ? L'orchestre sort les harpes et triangles. On se balade dans la lave ? Sortons les cuivres et les percussions. Un combat contre un boss ? Au tour des violons et des instruments à vent. La musique, c'est vraiment une part importante de l'immersion, et sur ce point, ils ont tout compris. Voici quelques extraits :
C'est varié et bien rythmé mais un peu trop guidé. Contrairement aux anciens Mario comme Super Mario 64, où on vous lâchait dans un monde immense et vous laissait chercher les étoiles dans l'ordre que vous voulez, Super Mario Galaxy vous prive de ces libertés. Chaque monde est découpé en 6 étoiles distinctes et vous vous devez de les obtenir les unes après les autres dans l'ordre donné. Le monde ne s'ouvrira pas pour les étoiles que vous n'avez pas besoin d'atteindre. Il y a certes des choix possibles et des étoiles cachées, mais tout de même, c'est un peu frustrant. D'un autre côté, le design éclaté des niveaux (en plein de petites planètes) serait probablement un peu trop bizarre à visiter et à suivre.
Ca manque d'humour... Clairement, le jeu se prend trop au sérieux et on verse doucement mais sûrement dans le gnian-gnian super chiant et un peu trop babacool. C'est gamin, c'est multicolore, c'est mignon, brillant et pailleté... spécial quoi. Heureusement que le jeu est excellent car Super Paper Mario a fait beaucoup mieux dans le genre dernièrement avec ses blagues douteuses et son humour noir.
Ca peut être vraiment, vraiment frustrant. Quand je parlais de la difficulté un peu au dessus de la moyenne, je ne plaisantais pas. Mais alors vraiment pas. Essayez donc de ramasser les 100 pièces d'un niveau en restant bloqué sur une platforme qui se déplace, sur laquelle vous pouvez marcher dessus et dessous et qui ne revient pas sur ses pas (il est donc exclu de rater une seule pièce sous peine de tout recommencer). Essayez également de ramasser ces mêmes pièces dans un niveau ou le sol disparaît une fois qu'on a marché dessus et d'ensuite revenir sur vos pas depuis l'autre bout du niveau alors même que vous avez marché sur les trois quarts du sol. Ca m'a pris 3h.
La caméra a des ratés. Dans un environnement où le sol n'est pas le sol et où le plafond et les murs peuvent se transformer en sol d'un moment à l'autre, je veux bien croire qu'il est difficile de programmer une caméra efficace. Celle de Super Mario Galaxy est relativement correcte, mais vraiment trop guidée. J'entend par là que, dans la grande majorité des situations, l'angle sera bloqué et il vous sera impossible de la remettre derrière vous pour vous aligner pour un saut. Il faudra donc souvent réussir ses sauts en diagonale ou sans même voir où l'on va. On comprend bien que c'est indispensable pour s'y retrouver avec toute cette gravité qui change, mais cela peut devenir méga-frustrant de temps en temps. Rater son saut pour la 5ème fois parce que la caméra ne daigne pas nous offrir un angle de vue correct est vraiment chiant.
Conclusion "Un jeu qui reste classique, mais qui arrive à donner du sang neuf dans le domaine de la plate-forme. Beau, intuitif, et finement développé, les nouvelles aventures du plombier moustachu sont excellentes, un jeu a posséder à coup sur."
Ce n'est pas moi qui l'ai dit, mais ça résume parfaitement mon impression ! Et si vous avez la flemme de lire tout ce que j'ai écrit, le mec dans la vidéo suivante se chargera de vous le dire tout en y jouant (mais je suis pas fou, je ne préviens qu'à la fin :D). Ma note ? Difficile à dire, mais j'avais lu quelque part que ce jeu avait reçu la meilleure note jamais donnée à un jeu-vidéo de toute l'histoire (97.9/100) par l'ensemble de la presse spécialisée. Je pense donc que c'est suffisamment clair ainsi.
PS: Je ne le dis jamais, mais si vous avez eu l'occasion de tester ce jeu, laissez un petit commentaire pour me faire part de vos impressions. Je manque peut-être d'objectivité de temps à autre, alors des avis extérieurs sont les bienvenus.
Une ombre est toujours du côté opposé à la source de lumière par rapport à l'objet. Vrai/Faux
Cette question parait vraiment stupide au premier abord, elle était dans l'émission "Êtes-vous plus fort qu'un élève de 10 ans" de ce soir. Et bien, le plus drôle figurez-vous, c'est que non seulement la greluche qui jouait a cramé un joker pour répondre à cette question, mais en plus, elle a gagné 3 fois mon salaire mensuel en y répondant au pif. La candidate suivante, elle, a cramé deux jokers pour savoir si le mois de février avait 28 ou 29 jours dans une année non-bissextile et réfléchi 5 minutes à la réponse de 250 divisé par 50...
Moi je trouve ça bien de récompenser les gens qui le méritent... les rmistes, les débiles, les branleurs, tout ça tout ça. Ca fait chaud au coeur. Quand on rajoute à ça le fait que la bonne réponse à la question suivante était en fait fausse, pas de doute, la France mérite sa réputation de pays au meilleur système d'enseignement au monde.
Il y a quelques temps, un Internaute m'a envoyé un petit questionnaire dans le but de l'aider à choisir sa poursuite d'étude. Je me suis dit qu'en additionnant ça à l'article que j'avais écrit il y a quelques mois, je pourrais couvrir la totalité de la poursuite d'étude après le BAC.
Peux-tu me décrire brièvement ton parcours d'étudiant ? Lycée > BAC Scientifique option physique/chimie IUT > Informatique option réseaux Désormais en 1ère année de Master de manager en ingénierie de l'informatique, des réseaux et des télécoms à l'ITIN (Cergy-Pontoise, 95).
Comment se déroule une journée type dans ton université ? Tout dépend si je me trouve en cycle entreprise ou école (car la formation se fait aux 2 tiers en entreprise et 1 tiers en école environ). Une journée type en école c'est 7h de formation sur un sujet en particulier (cela va de l'anglais, aux langages de programmation en passant par la gestion de projet ou d'entreprise). Une journée en entreprise c'est 7h aussi (ou plus si on veut) et je suis au sein d'une vraie entreprise, avec des vrais collègues et des vrais projets.
Combien d'heures travailles-tu par semaine ? Quand je suis en école, généralement 35h (formation oblige, 35h oblige). Quand je suis en entreprise, généralement plutôt 40h que 35h car je reste plus tard.
As-tu rencontré des difficultés d'adaptations au début ? Je n'ai eu aucune difficulté d'adaptation, et pour cause, on est environ 20% de DUT informatique mélangés avec 80% de BTS informatique. Notre niveau est donc BIEN supérieur aux autres, et on n'a relativement aucun mal à s'en sortir.
Quelles sont pour toi les qualités indispensables pour réussir la formation que tu as entreprise ? Une très grande faculté d'apprentissage par soi-même. Les cours ne représentent qu'un tiers du temps, et on n'a pas le temps d'apprendre en détail tout ce que l'on aborde. On voit donc un peu tout, et si on juge que cela nous est important, on approfondit par soi-même via Internet ou des bouquins. Il faut aussi beaucoup de maturité, car l'école n'est pas une université à proprement parler. On nous demande d'être des professionels avant d'être des étudiants. Cela sous entend, chemise-cravate pendant les entretiens et comportement adapté.
Le travail en groupe est-il mis en avant (TPs, projets, etc.) ? Nous n'avons presque que des travaux de groupe, et non seulement il faut travailler en groupe, mais surtout pour de vrais clients. L'école est associée à des tas d'entreprises qui nous donnent des projets réels pour lesquels elles attendent un suivi et une organisation professionels. Il y a tout de même des travaux à faire seul au milieu du lot, ils sont peu nombreux mais souvent très importants/longs à faire. Quels conseils donnerais-tu à quelqu'un qui souhaite se lancer dans cette formation ? Je ne sais pas trop, la même chose que ce que j'ai dit au dessus. Il ne faut pas avoir peur de crouler sous la masse à apprendre par soi-même. Mais franchement, pour rien au monde je ne reviendrais à un cursus entièrement scolaire. L'alternance entreprise/école est une expérience très enrichissante et permet d'accumuler de l'expérience professionnelle en même temps que les cours (et d'être payé !).
A ton avis dans quelle secteur de l'informatique y aura-t-il le plus de débouché à l'avenir ? Clairement les réseaux et la mobilité/l'embarqué. Internet s'installe partout, et de plus en plus sur des appareils mobiles. Il faut de plus en plus de personnes douées pour la maintenance/mise en place de réseaux complexes et il faut de plus en plus de personnes douées dans la programmation mobile/embarquée.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, je viens de tomber sur un article du New York times assez incroyable au sujet de la Wii de Nintendo :
With the Wii, Nintendo has created a phenomenon that recalls crazes of Christmases past: Cabbage Patch dolls, Furby, Tickle Me Elmo. But in this case it is happening for a second consecutive holiday season. Nintendo has been unable to keep up with demand, costing it hundreds of millions of dollars in potential sales.
L'article disponible ici explique entre autres qu'il est désormais presque impossible de trouver une Wii aux Etats-Unis pour les fêtes de fin d'années alors même qu'elle est sortie depuis plus d'un an déjà. Mais le plus étonnant encore, c'est ce passage :
The unsated demand is costing Nintendo more than face. Estimates from industry analysts and retailers indicate that the company, which is based in Kyoto, Japan, is giving up $1 billion or more in sales in the ever-important holiday retail season, not including sales of games for those unbuilt consoles.
"It’s staggering," said James Lin, senior analyst at the MDB Capital Group in Santa Monica, Calif., who estimates that Nintendo is leaving $1.3 billion on the table. "They could easily sell double what they’re selling."
[...]
The GameStop chain, which accounts for around 23 percent of video game sales in the United States, said it could double or triple its Wii sales if the shelves in its 3,800 North American stores were fully stocked.
En gros, ils expliquent que Nintendo est en train de perdre 1,3 milliards de dollars de ventes et potentiellement des tas de clients, simplement parce qu'ils n'arrivent pas à produire assez de Wii pour satisfaire la demande. Du jamais vu pour un produit sorti il y a plus d'un an. La plus grosse chaîne de magasins de jeux-vidéo aux Etats-Unis (GameStop) affirme qu'ils pourraient vendre 2 à 3 fois plus de Wii si leurs stocks étaient suffisamment approvisionnés.
Evidemment, cela ne fait pas que des malheureux :
At least one of those competitors is pleased with Nintendo’s supply problems.
"I’m happy that the Wii seems to be running out of hardware," Howard Stringer, chief executive of Sony, said at a news conference in Tokyo this week. He noted that in November, the PlayStation 3 from Sony outsold the Wii in Japan for the first time.
Les gens souhaitant acheter une Wii, et n'y arrivant pas se tournent apparemment de plus en plus vers Sony et sa Playstation 3 aux ventes totalement décevantes. Sony ne se prive pas de se vanter d'avoir dépassé la Wii pour la première fois au mois de novembre (en oubliant de préciser qu'elle ne la dépasse que d'un facteur de 1,15 pour 1, alors que la Wii dépasse la PS3 d'un facteur de 6 pour 1 depuis sa sortie).
Le journal explique également que la Wii est totalement multi-générationnelle et rassemble des joueurs de 7 à 77 ans. Si ça ce n'est pas la victoire totale de l'originalité et de la créativité contre les jeux lassants et la surenchère graphique, alors je ne comprend plus rien à rien. En tout cas, vive la Wii, la seule console a m'avoir jamais amusé de la sorte à si petit prix.
Pour tous ceux qui sont fans de Team Fortress 2, cette vidéo devrait au moins vous arracher un sourire, si ce n'est plus ! Pour tous ceux qui ne connaissent pas Team Fortress 2, ça ne sert à rien, vous ne comprendrez juste rien.
Après mon test de Crysis, j'avais le choix. Soit faire une critique exhaustive et super longue de Super Mario Galaxy(qui est excellent), soit faire une critique simple et vite expédiée de Call of Duty 4: Modern Warfare(qui est mauvais). Vu le peu d'énergie et de courage dont je dispose en ce moment, vous vous doutez que mon choix n'a pas été bien long à faire.
Pour tout vous dire, je n'ai même pas envie de faire une critique complexe de Call of Duty 4, car il n'en vaut vraiment pas la peine. Tous les magazines (online et papier)indépendants(donc en gros 3 dans le monde) n'avaient pas encensé ce jeu, mais curieusement, ne l'avaient pas non plus descendu comme, par exemple, Call of Duty 3(qui était vraiment en dessous de tout). La plupart des tests se résumait à "c'est pas le jeu du siècle, c'est un peu lassant mais c'est pas mal quand même." Ouais, c'est Call of Duty quoi (je suis vraiment un enfoiré).
Allez, sans plus tarder, voici ce que j'en pense, on commence par les points forts :
C'est beau, sans être pour autant transcendant. Après avoir joué à Crysis en medium, et bien même en high, Call of Duty 4 pique un peu les yeux.
C'est très fluide sur ma configuration modeste, contrairement à Crysis donc.
C'est bien rythmé, les mini-scénarios se croisent, on passe du fantassin, au sniper, au bombardier sans transition, et ça dynamise beaucoup le gameplay.
Le premier niveau est joliment fait...
Et voilà, c'est tout. Maintenant, place à ma partie préférée, les points négatifs(mouHAhaAha) :
Objectifs de mission moisis, irréalistes et/ou paradoxaux (rayez la mention inutile) : On nous demande par exemple de rester à couvert pendant qu'un hélicoptère balaye la zone avec un projecteur. Le problème c'est que si on reste tranquillement à couvert et bien... il se passe strictement rien. Jusqu'à ce qu'on décide finalement de foncer dans le tas sous les balles du mitrailleur de l'hélicoptère, et là, la mission reprend.
Les ennemis réapparaissent à l'infini. Tout le temps qu'on ne bouge pas, il ne se passe rien d'autre que des vagues successives d'ennemis, encore et encore et encore... Vous aurez beau avoir tué pour la 7ème fois consécutive cet enfoiré de terroristé planqué sur le balcon, un autre prendra invariablement sa place quelques secondes plus tard. Le plus étonnant étant encore de se demander comment cacher des dizaines de terroristes armés sur un balcon de 3m² ?
Tous les évènements sont scriptés à outrance. Il n'y a strictement aucune liberté d'action. On peut rester immobile et debout pendant 2h en pleine guerre mondiale... Du moment qu'on a fini de nettoyer la zone, si on n'avance pas, il ne se passe strictement rien. C'est comme si la guerre alentour s'était éteinte, plus de bruit de bataille, plus rien. Par contre, si vous faites 2 mètres en avant, l'enfer se déchaîne et des mecs sortent de partout...
Le réalisme est plus que discutable. De l'hélicoptère aveugle qui survole un champ de bataille déchaîné sans remarquer votre escouade, à notre résistance naturelle à un million de balles du moment qu'elles sont espacées de plus de 20 secondes en passant par le transport de 500 munitions sur soi, on se demande un peu de qui ils se fichent avec leur "réalisme époustouflant". Les armes ne rattrapent d'ailleurs pas du tout le coup puisqu'elles n'ont aucun feeling, aucun recul et ne font presque aucun bruit. A croire qu'elles sont toutes sur silencieux.
Ce jeu est une simulation militaire (lol)
La difficulté est dosée n'importe comment. Les passages ultra-faciles (pour ne pas dire chiants) précédent des passages ultra-complexes, voire totalement impossibles (pour ne pas dire chiants, donc) à cause du scripting mal fait et des respawns infinis des ennemis. Pour ma part, je joue au niveau de difficulté le plus élevé, et j'alterne les passages de 30 min sans me prendre une seule balle à ceux de 10 minutes pendant lesquelles je meurs une fois toutes les 10 secondes.
Vos co-équipiers sont complètement mongols(je tire, je tire, mais je tue jamais personne) et (heureusement) invincibles. J'imagine assez mal à quel point ça serait frustrant s'il fallait protéger les mecs qu'on doit extraire du champ de bataille, vu leur propension à se mettre complètement à découvert et à tirer dans le vide... Ils ne sont d'ailleurs souvent d'aucune aide et ne se soucient pas du tout de vous. Personne ne vous attendra si vous avez besoin de reprendre votre souffle (votre vie donc) et à contrario, personne ne vous suivra si vous vous écartez un peu des chemins pré-établis.
Et enfin, petit détail, les couvertures contre les grenades ne marchent pas toujours très bien... Je me suis fait tuer je ne sais combien de fois à travers des murs ou des containeurs en métal de 3 mètres d'épaisseur sans comprendre ce qui m'arrivait. Je mets aussi une mention spéciale sur l'action "ramasser et renvoyer la grenade" qui est mappée sur la même touche que "envoyer une grenade". Veillez donc à placer votre viseur au poil de cul prêt sur la grenade par terre au risque d'en envoyer une deuxième à vos pieds (rigolez pas, ca m'arrive 2 fois sur 3).
Voilà, je crois que le verdict s'impose de lui même non ? Même si Call of Duty 4 est bien au dessus de Call of Duty 3(selon moi) il reste avant tout un jeu pour joueurs console de base (vous savez, ceux qui ont besoin de 20 secondes à découvert pour aligner leur viseur sur l'ennemi avec leur pad). Comme toujours, la mise en scène est époustouflante, les graphismes sont à la hauteur de leur génération, et pourtant, j'ai beau m'accrocher, je m'ennuie ferme. Il n'y a aucun challenge, et quand challenge il y a, la difficulté est tellement mal dosée que ça en devient frustrant (et je fini toujours par quitter le jeu par dépit).
Est-ce qu'on peut mourir dans Call of Duty 4 ?
Je sais que la critique est facile, mais c'est mon point de vue après avoir joué à ce jeu. Pour moi, Call of Duty 4: Modern Warfare ne vaut pas plus que 6/10, désolé. C'est un bon divertissement, mais pas le jeu du siècle (ni même de l'année).
Un petit billet inutile donc indispensable : cela fait quelques semaines que je me posais la question de temps à autre et je viens apparemment de trouver la réponse à cette grande question existentielle : Comment est-ce que ma Nintendo Wii se demmerde pour arriver à recevoir des messages de Nintendo Europe alors qu'elle n'est même plus connectée à Internet ?
C'est vrai quoi, au premier abord ça surprend.. elle se met à clignoter comme quoi il y a des messages en attente, et en allumant, vous découvrez que Nintendo vous écrit pour vous dire que des protections en caoutchouc pour les wiimotes sont disponibles gratuitement sur leur site Internet. On se demande un peu par quel moyen est-ce qu'ils s'y prennent. Au début je m'étais donc dit, "peut-être qu'ils savaient à l'avance qu'ils allaient offrir des protections et que le message était en «veille» dans la console depuis la dernière fois que je me suis connecté".
Mais en fait non, d'après Wikipedia et GenerationWii, les mises à jour les plus importantes et les messages de Nintendo seraient stockés directement sur les DVDs des jeux qu'on achète. Ainsi, même les gens qui n'ont pas Internet ou le Wi-Fi peuvent mettre à jour leur console.
Hé, il fallait y penser... Ils sont forts ces japonais quand même.
Je viens de finir le jeu Crysis à l'instant même, il n'y a même pas 5min, et je ne peux pas m'empêcher de venir crier mon désaroi sur mon blog. Bon sang c'que c'était bien ! Mais bon sang c'que c'était court ! Attention, les vidéos dans ce billet révèlent des parties de Crysis, donc à vos risques et périls.
Crysis on peut le résumer en 3 phases :
La première, en mode "jeu totalement libre" copie crachée du gameplay de Far Cry à sa sortie. On tue les ennemis si on veut et de la façon qu'on le veut, et on se rend aux objectifs plus ou moins de la façon que l'on veut par l'intinéraire qui nous chante. J'ai passé des heures planqué dans des buissons à dézinguer du corréen au sniper avec silencieux sans jamais me faire prendre. Vraiment bon quoi.
La deuxième phase, c'est la même chose, mais on vous empêche désormais totalement d'être libre et de jouer comme bon vous semble. Le jeu devient hyper bourrin (en témoigne cette gatling portable avec chargeur de 500 munitions digne d'un Serious Sam mais pas d'un Crysis) et linéaire et on fini même par ne plus tuer les ennemis et juste courrir aux objectifs tellement c'est rasoir d'être submergé par le nombre sans avoir le temps de penser à une stratégie d'attaque.
Et enfin la troisième, concentré de grand n'importe n'awake, du pilotage de vaisseau moisi et lent au shoot'em up en tank en passant par des séquences de rail-gun avec une mitrailleuse montée sur un 4x4, on n'a absolument plus aucune liberté d'action. Les niveaux s'enchaînent à la vitesse de l'éclair, et on n'a même plus le temps de faire une pause pour visiter et/ou regarder le paysage.
Ce qui est étonnant dans tout ça c'est que, même si le jeu est franchement LA nouvelle référence en matière de photoréalisme et de détails, il n'en reste pas moins de plus en plus baclé au fur et à mesure qu'on avance, et toujours selon ces trois phases.
La première phase est super détaillée, le gameplay est poussé à fond, tout marche comme sur des roulettes. On peut aborder les situations de différentes manières, tout s'enchaîne toujours parfaitement. L'histoire se déroule ni trop vite, ni trop lentement. On est vraiment impressionné par la claque au niveau du réalisme de la mise en scène vis-à-vis de l'histoire.
Puis viens la deuxième, où on passe le plus clair de son temps à se faire tuer encore et encore et donc à recharger sans arrêt ses sauvegardes. Le gameplay devient linéaire et les objectifs parfois discutables niveau interêt. L'histoire s'emballe et on l'impression que tout va trop vite et qu'on passe à côté de points cruciaux du scénario...
Et enfin la dernière, où le jeu devient maculé de bugs et d'objectifs tellements obscurs qu'on n'y comprend plus rien.. spéciale dédicace au niveau du boss de fin que j'ai dû recommencer du tout début après avoir compris que la seule arme qui pouvait tuer le boss était bugguée et ne marchait même plus... dédicace également aux bugs de dialogues qui font qu'on entend parfois les ennemis mourir 5 minutes après les avoir tués.
Ces trois phases représentent environ chacune un tiers du jeu, mais autant vous dire tout de suite qu'on passe 50% de notre temps sur la première, 35% sur la seconde et seulement 15% sur la dernière. Ca sent le jeu rushé à mort, de la même façon que Far Cry l'était au fur et à mesure qu'on se dirigeait vers la fin. J'ai, à de nombreuses reprises, été obligé de sortir du jeu et d'aller chercher des infos sur Internet pour comprendre que certaines parties étaient bugguées et qu'il fallait bien souvent recommencer le niveau du début. Et je ne parle même pas du fait que de mon côté, les sauvegardes ne fonctionnent qu'une fois sur 3 et que je me retrouve bien souvent complètement blasé à recharger des saves d'il y a une demi-heure alors que je sauvegarde régulièrement toutes les 5 minutes.
Le jeu en lui même reste bien, mais les mécanismes du gameplay sont vraiment trop peu exploités. Là où la plupart des autres jeux nous bassinent pendant des heures avec des concepts identiques, Crysis met en scène des tonnes de gameplay et de stratégies différents (infiltration, combat contre quelques ennemis surpuissants, séquences épiques, assauts de blindés, voyage en apeusanteur, etc.) mais il ne les utilise qu'une fois ou deux chacun pendant quelques temps, et les oublie complètement alors qu'on en redemanderait volontier ! (bon OK, pas du voyage en apeusanteur, c'était franchement long, chiant, gerbant et sans interêt à la fois)
Mention spéciale à la fin, totalement merdique, qui laisse présager un Crysis 2 dans un futur plus ou moins proche. Je hais les jeux pour lesquels on se casse le cul à battre un boss de fin ultra hargneux pendant des heures pour obtenir 2 minutes 30 de cinématique sans interêt et sans aucune révélation sur l'histoire suivi d'un générique de fin ennuyeux et sans surprise. C'est vraiment frustrant et on quitte le jeu avec une impression de s'être fait avoir.
En conclusion mon verdict est sans appel, Crysis est une copie conforme de Far Cry. Il faut profiter à fond du début du jeu, parce que plus on avance, plus il devient lassant. Est-ce que ça en fait un mauvais jeu pour autant ? Clairement non, ce jeu est une tuerie, au dessus de tout ce qui se fait en matière de gameplay, de liberté d'action et de graphismes actuellement. Mais quand même, j'aurais espéré mieux. Allez... 8/10 parce que je suis gentil et qu'il reste largement au dessus de la concurence. On se quitte sur un trailer du jeu, pour donner envie.