blog.logout.fr Il est (vraiment) temps de faire une pause…

24Sep/102

La success-story Minecraft

En théorie, à l'heure qu'il est je devrais être en pleine folie du déménagement, je devrais ranger, nettoyer, empaqueter, entasser et ainsi de suite pour demain. Mais depuis quelques jours, quelque chose d'autre a décidé de silencieusement me dépouiller de mon large temps libre... et du temps libre, j'en ai un paquet depuis que j'ai démissionné. Cette chose s'appelle Minecraft et c'est un petit jeu indépendant, programmé par un seul mec : Markus Alexej Persson de son nom, Notch de son pseudo et suédois de sa nationalité. Le jeu est moche, il n'a aucun but précis et en plus, il est en plein développement et donc plein de bugs. Alors pourquoi est-ce que ce truc me vole mon temps libre ? Simplement parce que c'est addictif.

Quand je dis addictif, je pense un peu aux gens qui jouent à World of Warcraft non pas parce qu'ils aiment le jeu, mais parce qu'ils veulent gagner toujours plus d'expérience, toujours plus d'objets, toujours plus d'argent et ainsi de suite. Une sorte de trouble obsessionnel du comportement qui se manifeste parfois quand on tombe face à un jeu qui nous propose un monde ouvert sans réel but final à atteindre. Et c'est exactement ce qui est en train de se produire avec moi et Minecraft, même si je suis quand même encore capable de m'arrêter quand je le veux heureusement.

Un paysage sous Minecraft

Minecraft c'est un genre de jeu qui n'est pas vraiment répertorié, c'est un RPG/Survival Horror/Boîte de Lego. Le jeu nous propose d'incarner un personnage, perdu au milieu d'un monde désert qui s'auto-génère plus ou moins jusqu'à l'infini tout le temps qu'on essaye d'en découvrir plus. On peut donc marcher des heures, gravir des montagnes et traverser des océans sans jamais rencontrer de barrière. Il est dit que la génération est uniquement basée sur l'adressage 32 bits des ordinateurs, ce qui porte la surface de jeu à plusieurs fois la surface de la Terre. Mais le plus excitant dans l'histoire, c'est que tout est destructible et re-constructible à volonté. Vous pouvez creuser des trous dans le sol et les murs, vous pouvez abattre des arbres, vous pouvez vider l'océan si ça vous chante tout comme vous pouvez creuser une carrière de 100 mètres de profondeur, construire une tour jusqu'au ciel ou un château fort couvrant la taille d'un pays, il n'y a de limite que la hauteur des nuages, la profondeur de la croûte terrestre (trop dure à forer) et votre imagination. C'est la partie « Mine » de « Minecraft » où la majeure partie du jeu consiste à creuser pour trouver de la roche, du sable, du gravier, du charbon, du fer, de l'or, des diamants et autres matières premières servant à construire tout ce que l'on souhaite.

Une ville dans Minecraft

La seconde partie du jeu se résume à la partie « Craft » de « Minecraft » qui consiste à transformer les ressources extraites du sol en autre chose. Transformer le bois en planches, puis en portes ou en échelles... transformer le fer en acier puis en outils pour creuser plus efficacement... transformer le sable en verre après l'avoir chauffé grâce à un fourneau construit avec la pierre et alimenté par le charbon extraits du sol, et ainsi de suite. Il n'y a pas réellement de but à atteindre, le seul but est de donner vie à vos constructions les plus folles et pour cela il faut s'en donner les moyens en respectant toute la chaîne de production classique du monde réel. Il faut planter et abattre des forêts pour récupérer du bois, il faut creuser des carrières pour récupérer du gravier, de la terre et de la roche, il faut draguer l'océan pour récupérer du sable et de l'eau pour irriguer les plantations qui serviront à produire la nourriture nécessaire à la survie pendant les explorations souterraines et le creusement de mines dont le but principal est de trouver des matériaux et du minerai toujours plus précieux et plus durable.

Une caverne naturelle que j'ai commencé à aménager

Il y a ensuite la partie dont je n'ai pas encore parlé, c'est la partie « Survival Horror » de la description. Parce que ramasser des fleurs, couper du bois, massacrer des animaux et planter des champs de blé, c'est bien, mais le jour seulement. Une fois que la nuit tombe, ça en est terminé. Toutes les nuits, des monstres apparaissent à l'extérieur et vous massacrent en seulement quelques coups, et tout ce que vous pouvez faire pour survivre c'est de construire des défenses, des armures et des refuges. Que votre refuge soit un trou de 2 mètres sur 2 creusé à flanc de falaise ou un complexe futuriste de 5000 m² construit en diamant avec des cascades de lave et des cultures en intérieur ne regarde que vous. Mais attention, même si se terrer sous terre peut sembler être une bonne idée, les souterrains regorgent de sombres cavernes infestées de monstres et il vous faudra créer un déluge de lumière pour éviter qu'ils ne reviennent après les avoir chassés.

Vous pouvez également vous crafter des armes comme une épée, des explosifs ou un arc et des flèches, mais il y a un revers à cela. L'épée est utile uniquement contre un ou deux monstres qui attaquent uniquement au corps à corps et il est affreusement couteux de construire des flèches et des explosifs. Pour les flèches il faut des silex et des plumes assez rares, ainsi que du bois que l'on préfère utiliser pour construire des torches ou des outils. Pour les explosifs c'est pire, il faut du sable et de la poudre à canon obtenue uniquement en tuant des ennemis, c'est donc un peu contre-productif car il faut plus de poudre à canon pour en fabriquer qu'on en récupère en tuant.

La nuit est dangeureuse dans Minecraft

Enfin bref, le jeu est addictif et il est en constante évolution avec une mise à jour presque tous les vendredis. Tout le temps que le jeu est au stade d'alpha il reste à un prix de 9.95 €, prix que le développeur compte bien faire augmenter dès que le jeu passera en bêta puis en final. On garde toutefois tous les avantages à vie à partir du moment où on l'achète dès maintenant en alpha. Récemment le jeu a reçu une couverture médiatique gigantesque au point que les serveurs du mec sont tombés pendant un weekend entier. Il en a vraisemblablement vendu 223 756 exemplaire et il en vend encore 10 000 par jour à l'heure ou j'écris cet article. Ce qui représente la coquette somme de plus de 2 millions d'euros de bénéfices. Pour un petit jeu en Java programmé sur son temps libre, c'est pas trop mal.

Si vous voulez vous faire une idée par vous même, il existe un Salon Youtube composé de 45 épisodes retraçant l'évolution d'un joueur de Minecraft depuis sa première partie jusqu'à l'apogée de son empire et réseau de tunnels et constructions. À consulter ici, c'est assez drôle à regarder si on comprend l'anglais. Il y a également un mode de jeu hors-ligne gratuit quand on le télécharge légalement sans avoir payé, mais je crois que ça ne permet pas d'avoir le mode Survival et le multijoueurs qui sont probablement les plus intéressants. On peut même directement y jouer dans un navigateur Internet ici, mais ces versions ne contiennent pas toutes les fonctionnalités.

PS: On peut installer des packs de textures pour rendre le jeu un peu plus beau et c'est ce que j'ai fait immédiatement après l'avoir acheté. Celui que j'utilise, le Dokus' RPG Texture Pack change vraiment l'ambiance et rend les choses un peu plus photo-réalistes et plus lugubres. Voilà un avant/après pour voir un peu ce que ça donne, de loin ce n'est pas très visible mais en réalité les textures sont deux fois plus fines (ce qui est toujours relativement laid).

Mon donjon avec le pack de textures de base

Mon donjon avec le Dokus' RPG Texture Pack

Commentaires (2) Trackbacks (0)
  1. Moi aussi j’adore Minecraft ! C’est mon frère qui m’a montré ce jeu. Je l’ai tout de suite ADORE. Au début, dès que je voyais que le ciel devenait noir, j’allais me réfugier dans ma maison. Mais après, j’ai vu dans une vidéo de youtube qu’il y avait le mode peacefull. Je sais que c’est pour les tapettes (comme dit mon frère), mais je préfère ce mode là au hard.
    Moi, pour la texture, j’ai choisi la HD.

  2. où trouver un donjon ?


Leave a comment

Aucun trackbacks pour l'instant