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1Avr/072

Pneumothorax, une 3ème couche pour la route

1er avril 2007, je sors à nouveau de 2 semaines d'hopital et malheureusement, ce n'est pas un poisson d'avril. Quand je vous disais il y a 3 mois et demi que j'avais encore 50% de chances de faire une récidive de pneumothorax à gauche, je ne plaisantais pas le moins du monde, et ce n'était pas une exagération puisque trois mois après la première récidive, une troisième a frappé. Heureusement à gauche (pas du côté opéré donc) et heureusement pendant une période en entreprise...
Oui, c'est triste à dire, mais à choisir je préfère louper des semaines d'entreprise que des semaines de cours. Au moins, je n'y suis pas pénalisé par mon absence... à part bien sûr par le fait que je vais sûrement finir par passer pour la bête noire à qui on ne peut plus confier une seule tâche importante sous prétexte qu'il passe son temps à l'hopital. Enfin bon, quoi qu'il en soit, on ne reviendra pas sur ce qui s'est passé ces trois derniers mois... Comment ça "qu'est-ce qui s'est passé ces trois derniers mois" ?

Ces trois derniers mois, j'ai été hospitalisé 3 fois, durant un peu plus de 4 semaines en tout. J'ai subis cinq opérations chirurgicales : trois légères (poses de drain thoracique sous anésthésie locale) et deux lourdes (pleurodèses par thoracoscopie sous anésthésie générale). En tout, on m'a posé 8 drains thoraciques, ce qui consiste à faire à chaque fois un trou sur le flanc de la poitrine en passant entre les côtes et d'y insérer un tuyau jusqu'aux poumons. L'intervention en elle même n'est pas très douloureuse, même sous anésthésie locale, là où ça fait mal c'est ensuite, tout le temps qu'on a le drain... il frotte à l'intérieur de la cavité pleurale (là où les poumons se trouvent) quand on respire, il frotte contre les côtes et, cerise sur le gateau, il est cousu à la peau pour ne pas bouger. Etonnamment, la douleur qu'il provoque est un mal de dos assez violent et permanent, au point de ne plus pouvoir s'allonger.

Je passerai sous silence mon passage dans le service de pneumologie de l'hopital (car il n'y avait plus de places en chirurgie thoracique et vasculaire) où des infirmières et médecins un peu trop zélées mais n'y connaissant visiblement pas grand chose en pneumothorax ont retiré le mauvais drain après mon opération et n'ont pas clampé correctement le tuyau par la suite. Non seulement le médecin m'a fait mal au point que je pleurais de douleur (en m'enlevant le drain), mais surtout mon poumon s'est bien évidemment redécollé dès le lendemain. Merci à eux de m'avoir fait subir une énième pose de drain après une opération chirurgicale déjà bien suffisante et m'avoir rajouté quelques jours à mon séjour déjà bien long à l'hopital. Comme je disais il y a quelques temps dans un autre article, quand on connait pas, on touche pas, merci pour nous.

Je suis désormais opéré des deux côtés, ce qui signifie que j'ai encore 5% de risques que ça recommence de chaque côté. J'écope d'un mois d'arrêt de travail et j'hérite d'une fatigue colossale dûe en grande partie à la bouffe dégueulasse de l'hôpital qui ne m'a pas nourri pendant 2 semaines mais aussi et surtout à cause de toutes ces opérations successives. Je ne parlerai pas non plus des 9 ou 10 cicatrices qui ornent désormais un peu partout mon thorax, comme si j'avais besoin de ça. Bref.. je n'ai même plus envie de me plaindre tellement j'en ai marre.

Commentaires (2) Trackbacks (0)
  1. Pauvre vieux, les soucis s’enchaînent…
    C’est quand même scandaleux qu’ils aient trouvé le moyen de retirer le mauvais drain, ca mérite un bon procès au fesses. Ca me rappelle l’histoire ou un gosse devait se faire enlever un rein, le chirurgien se gourre et au final, le gamin vit avec un filtre et tout le toutim qui va avec.
    Tu va me rendre phobiste de l’hopital.

  2. Prompt rétablissement, je prie pour que tu ne rentres plus dans le tirage funestre & aléatoire de cette loi de probabilité médicale.
    Amitiés, Marc.


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