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11Jan/071

Dark Messiah of Might and Magic

De nos jours, alors que la mondialisation fait rage dans tous les domaines, le jeu vidéo est de plus en plus touché par un nivèlement de la qualité et de la durée de vie vers le bas. Pourquoi ? Parce que de nos jours, il faut faire du chiffre, et pour faire du chiffre, il faut vendre, et si possible vendre beaucoup pour que les PDG d'EA et d'Ubi puissent payer l'assurance de leurs Ferrari et de leurs villas. Mais je m'égare...
Toujours est-il que pour vendre beaucoup de jeux, il faut des jeux qui plaisent à beaucoup de gens. Et si l'on considère que le hardcore gamer de base ne représente pas un pourcentage élevé de la population, il faut donc réussir à plaire aux casual gamers. Et comment leur plaire ? En faisant des jeux toujours plus accessibles et toujours plus simples dont la durée de vie pour un hardcore gamer ne dépasse plus les 10h.

Et pourtant, il existe encore de vrais jeux, destinés à de vrais joueurs, certes plus beaucoup, mais il en reste quelques uns. Pour ma part, j'avoue ne pas avoir joué à un jeu qui m'a resisté et tenu en haleine depuis Far Cry en 2004. Et voilà qu'Arkane Studios, les frenchies de Lyon nous sortent Dark Messiah of Might and Magic, un jeu sorti de nulle part en quelques mois.
Je pourrais écrire 500 lignes pour vous vanter les dizaines de qualités de ce jeu, ces mêmes qualités qui font que Dark Messiah est le meilleur FPS auquel il m'a été donné de jouer depuis Far Cry. A mi-chemin entre Half-Life 2 et Oblivion, c'est presque une suite spirituelle du super jeu Rune sorti en 2000. Des combats musclés à l'arme blanche ou à la magie, des ennemis charismatiques, des pièges et un environnement réussis, un côté RPG avec inventaire qui séduit. Bref, que du bon.

Alors quels points forts pour Dark Messiah ?

  • Des dizaines et des dizaines d'armes. Epées, bâtons, haches, masses, arcs, coups de pied, etc. Et pour chaque arme des coups simples, des coups en rafale, et 3 coups puissants mais plus lents (attaque de côté, coup d'estoc et attaque puissante). Il est même possible de fabriquer nos propres lames à partir de barres de métal et d'une forge.
  • Des monstres impressionnants soit très gros (trolls, dragons et vers géants), soit très coriaces (orcs, chevaliers), soit très vicieux (gobelins, vampires), soit tout simplement dégoûtants (araignées géantes).
  • Il est possible de balancer tous les objets qui trainent à la tronche des ennemis. Tonneaux, caisses, pelles, bouteilles, buches, etc.
  • Des dizaines et des dizaines de façons de tuer différentes. Décapiter, empaler, fracasser au sol, embrocher a l'épée, brûler, congeler, faire tomber dans le vide, rétrecir, enduire d'huile et immoler, balancer des objets lourds, tirer à l'arc, pousser l'ennemi sur des pieux, foudroyer, manipuler par télékinésie et envoyer valser, faire combattre les ennemis entre eux, et ainsi de suite. On se s'ennuie jamais.
  • Il y a des zones secrètes dissimulées un peu partout, et il est parfois possible de les atteindre uniquement en tirant, à l'aide d'un arc spécial, une flèche à laquelle est accrochée un morceau de corde.
  • Il y a des tas d'objets à ramasser un peu partout, potions, parchemins, livres, armures, robes de magicien, nourriture, etc. et il faut par conséquent trier régulièrement son sac à dos et se délester d'objets moins importants.
  • La difficulté est plutôt bien dosée, même pour moi qui ai l'habitude de jouer à des FPS et des RPG, le niveau de difficulté "difficile" est relativement bien corsé. Il n'est pas rare de se faire mettre minable même par un seul ennemi qui aura une meilleure stratégie ou de meilleures couvertures. Il paraît même qu'un récent patch ajoute un mode de difficulté "cauchemar", que du bon. De plus, ouvrir l'inventaire ne met pas le jeu en pause. Ainsi, regagner de la vie en buvant une potion en plein combat devient très hasardeux.
  • Il est possible de faire l'aventure différemment à chaque fois selon si l'on souhaite être plutôt à dominante barbare (épée, bouclier et armure), à dominante rodeur (bâton, robe, commandement des créatures), à dominante assassin (dagues, tenue de camouflage et furtivité), à dominante archer (arc, différents types de flèches et armure), à dominante mage (sorts, robe de mage et baton) ou encore à dominante mage de guerre (sorts, armure et épée). A chaque fois, la façon d'aborder les ennemis diffère.
  • Le body-awareness (sensation de maîtriser son corps) est spectaculaire, on voit ses bras, ses jambes, quand on tombe, on se retrouve au niveau du sol à regarder ses jambes, les cinématiques sont impressionnantes de réalisme, on s'y croirait. Il est même possible de changer de corps pour devenir un démon.. tout un programme.
  • La durée de vie du jeu dépasse tout ce qui se fait actuellement et la rejouabilité est d'environ 2 ou 3 fois sans se lasser (dû aux différentes classes). Le scénario est très prenant, et il est possible de jouer en faisant le bien ou en faisant le mal (héros ou démon).
  • Et enfin, grande qualité, le jeu tourne parfaitement et à fond sur une configuration modeste étant donné qu'il partage le même moteur que Half-Life 2 (certes un peu boosté).

Pour résumer, Dark Messiah of Might and Magic, c'est vraiment une valeur sûre et archi-sûre. le solo est vraiment excellent et il paraît que le multi est très sympatique également (même si je n'y ai pas encore joué). Je le conseille à tous, même aux néophytes (à tenter en mode facile dans ce cas). Vous pourrez trouver tout un tas d'images à cet endroit (elles sont tirées du site officiel mais je les garantie authentiques).
Commentaires (1) Trackbacks (0)
  1. Je suis aussi tombé amoureux de ce jeu qui est effectivement excellent. A vrai dire c’est le seul RPG qui m’ait plû jusqu’a présent car Oblivion est un peu trop « fin » pour moi mais contrairement à toi Far Cry est assez mal passé chez moi que je considére comme impressionant mais pas comme bon. Un certain Quake II m’a fortement marqué parce que lorsque j’y jouais je mourrais de peu en entendant les pas des monstre du corps à corps (pique et masse d’arme) ainsi qu’un Warcraft 2 qui m’a ô combien plû de part son côté simple de graphisme et de gameplay. (et surtout: Vive Day of the Tentacle !)


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