blog.logout.fr Il est (vraiment) temps de faire une pause…

6jan/110

Après trois mois à Montréal

Lorsque j'ai remis ce blog sur pied il y a 4 mois, j'avais vraiment pour ambition de revenir aux bases et de reprendre l'écriture spontanée et régulière de contenu qui me tenait à coeur. Seulement voilà, j'ai jeté ma vie aux orties et j'ai tout recommencé, ce qui implique quelques sacrifices, notamment au niveau des loisirs et du temps disponible pour les mener à bien. Les 2 premiers mois au Québec ont été incroyables, avec toutes sortes de rencontres et d'expériences enrichissantes non-stop. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut se prendre 2 mois de vacances en immersion totale dans une société différente de la notre, découvrir la ville, prendre les transports en commun, chercher du travail, etc.

Bref, tout ça pour dire que je ne trouve pas une minute pour mettre ce blog à jour régulièrement et que j'ai cédé à la facilité de Facebook et sa manière tellement simple d'atteindre tous mes proches immédiatement et de façon concise et régulière. Je ne suis pas sûr d'arriver à écrire des pavés entiers de texte ici régulièrement, et je ne suis pas non plus sûr d'en avoir envie. En ce moment je préfère vivre ma vie que la raconter.

Trêve d'excuses pathétiques, qu'est-ce qui s'est passé durant les deux mois qui nous séparent du dernier article que j'ai écrit le 23 octobre 2010 ?

Un écureuil, toujours partant pour manger, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige Le même jour je trouvais l'amour en la personne d'une fofolle française venue elle aussi au Québec pour voir de nouvelles choses et changer de perspective :D Attention, elle est folle des écureuils elle aussi.
Un Husky Sibérien à l'Auberge au Petit Bonheur sur l'Île d'Orléans Je suis parti en séjour dans la région de Québec (la ville) et j'ai visité ce coin avec 4 amis et une grosse voiture américaine pendant 3 jours. Un voyage pluvieux, mais heureux avec au programme la Vieille-Ville de Québec, les Chutes de Montmorency et l'Île d'Orléans.
Les célèbres citrouilles d'Halloween On a vaguement fêté Halloween, mais surtout pour le fait que notre première bordée de neige est arrivée ce jour là de façon totalement inattendue. Je n'ai pas trouvé qu'Halloween était particulièrement bien suivi par les Québécois, cela ressemble plus à mardi-gras ici.
Vue d'ensemble du choeur de la Basilique Notre-Dame de Montréal J'ai continué à visiter Montréal, son Musée des Beaux-Arts, ses tours du Centre-Ville, son pont Jacques Cartier, ses Rapides de Lachine, son stade olympique, sa basilique Notre-Dame, sa Cathédrale Marie-Reine-du-Monde et ainsi de suite.
Boucherie Française dans le quartier de LaSalle à Montréal J'ai continué a fréquenter assidûment le cinéma à $5,75 (4,25€) avec des films comme R.E.D., Megamind, Harry Potter 7, Raiponce, etc... ainsi que les restaurants de la ville (quartier chinois, village gay, steak houses, rotisserie portugaise, brunch américain, cabaret, etc.).
Manwin J'ai commencé à chercher du travail le 8 novembre 2010. Le 19 novembre 2010 je trouve un travail dans ma branche, bien payé, avec toutes sortes d'avantages, dans une compagnie bilingue avec des collègues venant de toutes les origines imaginables.
Birthday Cake J'ai fêté mon anniversaire avec tous mes nouveaux amis à l'occasion d'une soirée surprise qui m'a bien pris de court (ce qui n'est pas évident à organiser d'ordinaire). Tout le monde était dans le secret sauf moi !
Le panorama depuis le belvédère du Parc du Mont Royal sous la neige Fin novembre, ma première tempête de neige avec 40 centimètres sur Montréal et -20°C. Premier ballet des dé-neigeuses, des souffleuses et des camions. Premières (légères) perturbations dans les transports en commun.
Feux sur Glace Telus tirés depuis le Vieux-Port de Montréal (deuxième visite) : Camion des artificiers menacé ! La période des fêtes qui est passée avec toutes ses décorations, ses feux d'artifices et évènements ponctuels dans Montréal (expositions luminothérapie, guimauves grillées au braséro sur le vieux-port, hmmm).
New York Un séjour à New York pour le nouvel an ? Bien sûr, que rêver de mieux ? 4 jours inoubliables et 38 km de balades à pied dans tout Manhattan. Une expérience vraiment hors du commun (photos à venir).

Pour les semaines à venir sont prévus un déménagement dans un chez-nous enfin exclusif. Terminé la colocation. Un peu triste de quitter mes super colocataires, mais pouvoir vivre dans son propre appartement au même prix que la colocation, ça n'a pas de prix... enfin si quand même, mais pas trop. Désormais je vais pleinement vivre au rythme Montréalais, avec un travail, une petite-amie, un logement et des amis sur place. Espérons que ça laisser un peu de temps pour voyager !

23oct/105

Après trois semaines à Montréal

La tour de la Place Montréal Trust et le Centre La Baie sur Sainte-Catherine Ouest

La tour de la Place Montréal Trust et le Centre La Baie sur Sainte-Catherine Ouest

Cela fait maintenant trois semaines que j'essaye tant bien que mal de m'intégrer et d'intégrer le fonctionnement de la société nord-américaine à Montréal. Le sujet est tellement vaste qu'on ne sait de prime abord pas comment l'aborder. Comme je l'évoquais lors de mon dernier article : "On ne peut se rattacher à rien, les villes ne ressemblent pas aux nôtres, tout comme les panneaux, les marques, les architectures, les routes et le code de la route, les voitures, la circulation... bref, tout".

Après trois semaines de cohabitation avec les Montréalais, je commence de plus en plus à aimer cette ville. D'aussi loin que je cherche, je ne trouve que des inconvénients mineurs à la vie ici en temps que français. Alors certes, la nourriture de tous les jours n'est pas vraiment à la hauteur, mais c'est un peu facile à dire. Disons qu'il est plus compliqué de vouloir bien manger ici qu'en France, mais moyennant quelques déplacements et un peu d'argent, on peut trouver son petit marché, sa petite épicerie ou son rayon laitages/charcuterie au supermarché du coin. Pour le moment, la vie ne me semble pas tellement moins chère au quotidien, mais c'est aussi et sûrement parce que je fais beaucoup de choses et que je sors sans arrêt.

Le pont Jacques Cartier vu depuis l'Île Sainte-Hélène

Le pont Jacques Cartier vu depuis l'Île Sainte-Hélène

Je trouve également qu'on marche énormément malgré les transports en commun. Ce n'est pas forcément une mauvaise chose mais j'ai pour le moment un peu de mal à m'habituer. Alors qu'en France il ne me serait jamais venu à l'esprit de marcher de chez moi à mon boulot (5 km) par pure fainéantise, ici on marche cette distance quasi-quotidiennement et même plus. Et je peux vous dire que ça doit largement contribuer au fait qu'on ne croise pratiquement aucun obèse à Montréal. De même qu'on ne croise pas de SUVs, de pickups et autres 4x4 à tous les coins de rue. La berline familiale est ici la norme, ce qui tranche largement avec les Etats-Unis. Je ne suis en tout cas pas mécontent d'avoir pris de bonnes chaussures de marche avec moi.

Ce qui m'a le plus frappé ces dernières semaines c'est la qualité de vie ici. C'est assez indescriptible comme ambiance, je pense qu'on ne peut le vivre qu'au quotidien. Les gens sont avenants et n'hésitent pas à engager la conversation au détour d'un arrêt de bus ou pour m'indiquer une direction. Hier encore, un homme super sympa m'a escorté pendant 3 ou 4 blocs jusqu'à un arrêt de métro. Dans les transports en commun ce n'est pas la cohue, ce n'est pas la jungle, on fait la queue, on respecte l'ordre d'arrivée, on dit bonjour au chauffeur en montant, on dit merci et au revoir en descendant... on se tutoie directement, pas de chi-chis, pas de classe sociale, bref... c'est assez excellent.

Ces trois dernières semaines, j'ai pas mal vadrouillé dans Montréal-même :

Le 1100 René-Levesque Boulevard devant la Tour CIBC Le Centre-Ville à l'américaine, avec ses tours de verre et ses centres d'achat souterrains à ne plus en finir. J'adore ce quartier, c'est un centre-ville certes, mais ça reste relativement propre, calme et organisé. Pas vraiment d'embouteillages interminables, pas vraiment de klaxons, pas vraiment de bruit... c'est un quartier où il fait bon flâner.
La centrale Hydroélectrique de Rivière-des-Prairies Un petit tour à Laval, au Centre-de-la-Nature et au Parc-de-la-Visitation, des havres de paix à seulement quelques minutes de la ville. Montréal est rempli de gigantesques parcs boisés en accès libre, d'installations sportives en libre-service et de pistes cyclables à ne plus savoir quoi en faire.
Route près de Saint-Sauveur Les Laurentides au nord de Montréal, région carte-postale magnifique, surtout à l'automne avec toutes les couleurs qui vont avec. Des chalets, des lacs, des forêts, des petits villages, le cliché du Canada se trouve ici ou pas loin.
La croix du Mont-Royal Le Mont-Royal, en plein centre de Montréal. Certains touristes que j'ai rencontré et qui étaient là depuis pratiquement un an étaient allés une ou deux fois au Mont-Royal, en deux semaines, j'en étais déjà à ma quatrième visite. Une de jour par mauvais temps, une de jour par beau temps, une au couché du soleil et une en pleine nuit. C'est un parc excellent pour faire du VTT.
Couleurs de l'automne au Lac-aux-castors en plein centre de Montréal Le Lac-aux-Castors juste à côté du Mont-Royal. Un lac artificiel qui n'a de castors que le nom mais qui est parfaitement bien entretenu, reposant et à même pas un kilomètre du centre-ville.
La Biosphère sur l'Île Sainte-Hélène L'Île Sainte-Hélène et l'Île Notre-Dame situées sur le bras sud du fleuve Saint-Laurent. Deux îles artificielles créées avec le remblai extrait des tunnels du métro de Montréal. On y trouve pêle-mêle le plus grand parc de Montréal, un parc d'attractions, un circuit de formule 1, un casino et une biosphère.
Les Redpath Condos sur le bord du Canal de Lachine Le Canal de Lachine qui servait autrefois à éviter les rapides du fleuve Saint-Laurent et mène directement dans le Vieux-Port de Montréal. Une petite balade agréable qui permet de découvrir le sud de Montréal et les anciens quartiers industriels réhabilités en appartements/lofts/condos.
La célèbre enseigne lumineuse Le Vieux-Port de Montréal, ancien fleuron de l'ère industrielle désormais à l'abandon dans sa majeure partie. Un patchwork de vieux silos à grain, de hangars, d'écluses, d'usines et autres bâtiments désaffectés. Le tout réhabilité en un endroit de balade.
La coupole du Marché Bonsecours en face du Vieux-Port Le Vieux-Montréal ressemble comme deux gouttes d'eau à une ville Européenne, avec ses petites ruelles, ses restaurants chics, ses galeries d'art et églises de toutes confessions. Un peu surfait, mais bien réhabilité par rapport à ce qu'il était il y a quelques décennies.
Porte d'entrée de Chinatown Le Quartier Chinois de Montréal est assez décevant, tout petit et les chinois ne semblent pas faire beaucoup d'efforts pour le transformer en un Chinatown digne des villes américaines. Ça manque de décorations, de lampions et d'architecture typique.
Lanterne-dragon rouge Le Jardin Botanique de Montréal, avec son exposition La Magie des Lanternes. Un festival de couleurs et de lumières qui a mis mon appareil photo, mon trépied et mes mains gelées à rude épreuve (expositions de dizaines de secondes à chaque photo). Un évènement vraiment magnifique.
L'Oratoire Saint-Joseph vu depuis les escaliers Et enfin, l'Oratoire Saint-Joseph, une sorte de Montmartre à la Québécoise, assez décevant au demeurant. C'est certes joli, mais l'intérieur est assez quelconque et l'endroit pue le tourisme à plein nez. C'est presque indécent vis-à-vis des gens qui viennent ici dans un but purement religieux.

En dehors des sorties classiques, je me suis assez bien habitué aux différents métros, je connais une bonne partie des stations par coeur. Pour ce qui est des lignes de bus, c'est une autre histoire. Il y en a beaucoup trop, dans beaucoup trop de directions et avec beaucoup trop d'horaires différents selon si on se trouve en semaine, un samedi ou un dimanche et qu'on va au nord, à l'est, au sud ou à l'ouest. C'est un peu à la chance pour le moment, et je pense que ça sera difficile de faire mieux tant les horaires sont peu respectés.

Voilà c'est un peu tout ce que j'ai à raconter pour l'instant. Il ne fait pas encore trop froid, la température oscille entre -5°C et 10°C mais je me prépare tout de même doucement mais sûrement à l'arrivée de l'hiver. Normalement je pars pour trois jours à Québec (la ville) la semaine prochaine donc restez à l'écoute pour d'autres nouvelles du Québec...

4oct/107

Après deux jours à Montréal

Détail du Centre-Ville de Montréal

Détail du Centre-Ville de Montréal

Je suis bien arrivé vendredi soir à Montréal vers 18h passées au lieu de 17h30, j'ai du attendre largement plus d'une heure pour passer la douane puis j'ai également dû attendre plus d'une heure pour passer l'immigration puis une demi-heure pour récupérer les bagages et retrouver mes hôtes, pour finalement me retrouver plongé dans la culture nord-américaine. J'étais toutefois un peu décalqué par le décalage horaire, il était déjà 2h du matin (ressenti) quand je suis sorti de l'aéroport...

En temps qu'européen, je me suis trouvé très vite dépassé par les évènements. On ne peut se rattacher à rien, les villes ne ressemblent pas aux nôtres, tout comme les panneaux, les marques, les architectures, les routes et le code de la route, les voitures, la circulation... bref, tout. On a toutefois l'impression d'avoir toujours connu ça si on a déjà joué à des jeux-vidéos ou regardé pas mal de séries et films américains. On se croirait presque en territoire connu alors qu'on n'a jamais mis les pieds ici. C'est vraiment un sentiment étrange de ne pouvoir se raccrocher à rien du tout, je suis bien content d'avoir eu mes hôtes Québécois pour m'accueillir et m'expliquer comment se repérer dans la ville !

Écureuil dans la forêt du Mont Royal

Écureuil dans la forêt du Mont Royal

Après deux jours passés à Montréal, je commence déjà à comprendre le fonctionnement de la ville, de son quadrillage et des numéros qui commencent au boulevard Saint-Laurent, les noms des artères principales et leur rôle, la signalisation et le fonctionnement bizarre des croisements et des feux tricolores, je commence aussi à connaître le nom des différents quartiers de la ville et des lignes et stations de métro... c'est un peu un apprentissage accéléré avant de me retrouver seul, sans mes hôtes Québécois pour me guider.

Après deux jours, j'ai également déjà trouvé une colocation à 400m de la ligne 1 du métro, juste à côté du quartier du Plateau-Mont Royal, dans le quartier de Ville-Marie (celui ou se trouve le centre-ville). C'est un peu plus cher que je l'aurais pensé/souhaité, moins bien situé également, mais le nombre de services inclus dans le loyer est impressionnant : électricité, chauffage, climatisation, entretien ménager hebdomadaire par une femme de ménage, service de câble pour téléviseur, accès illimité à Internet haute vitesse, nettoyants et autres produits de lessive, papiers tout usage, mouchoir et hygiénique et l'appartement est fourni avec four, cuisinière, micro-onde, lave vaisselle, bouilloire, machine à laver, sèche-linge, télévision, cafetière, grille-pain, aspirateur, lecteur DVD, bureau, lit, fauteuil, commode et comble du comble, un réfrigérateur personnel. Les chambres sont privées et fermées à clé et j'ai même un balcon.

Bloc appartement rue du Havre

Mon immeuble rue du Havre

Je me suis engagé pour 4 mois pas plus, histoire de prendre le pouls de la ville et voir un peu à quoi cela va me mener, il est possible d'étendre le bail par la suite si je le souhaite. Maintenant que j'ai un endroit où rester, la suite du programme va consister à obtenir un numéro d'assuré social, ouvrir un compte en banque, m'inscrire au consulat, me proccurer une carte de transport et emménager dans mon nouvel appartement. Mais j'ai encore un peu de temps, je veux profiter des derniers jours avec mes hôtes pour en apprendre toujours plus sur la ville et le pays...

PS: N'oubliez pas que j'ai également mis en place un compte Twitter pour donner des nouvelles peut-être plus régulièrement mais de façon moins détaillée (car je ne vais pas poster ici sans arrêt). Pas besoin d'être inscrit sur Twitter pour me suivre, c'est juste ici : http://twitter.com/NykO18 ou alors directement dans la colonne de droite sur ce blog.

30sept/107

Canada, Top, Départ !

Je suis maintenant à 16 heures du départ pour le Canada, j'ai l'impression de ne plus rien posséder et d'être libre de partir. J'ai disséminé mes affaires aux quatre coins de la maison des parents, offert pas mal de choses et jeté le reste, je n'ai à priori plus aucun obstacle à mon départ, mis à part les problèmes de transport entre ici et l'aéroport et entre l'aéroport et le Canada... On va espérer qu'aucun volcan ne va entrer en éruption entre maintenant et mon départ.

Mon but serait de mettre à jour ce blog régulièrement pendant que je suis au Canada afin d'éviter d'avoir à relayer les news à mille personnes à chaque fois. Le téléphone entre là bas et ici va me coûter cher et je n'aurai probablement pas toujours Internet pour donner libre court à mon inspiration. Donc si vous cherchez un point de départ, que vous soyez de la famille proche, de la famille éloignée, des amis proches, des amis éloignés, des connaissances passées ou futures, vous avez trouvé le point de départ de mon voyage au Canada qui, je l'espère, se passera aussi bien que je le souhaite.

Je sais pertinemment que je vais rencontrer de grosses misères lors de mon installation là bas ainsi que probablement un paquet de désillusions, mais je pense pouvoir tenir le coup. Je sais pertinemment que je ne pars pas au pays des caribous mais au pays des castors et je me suis suffisamment renseigné sur la société et sa façon de fonctionner pour ne pas être complètement pris au dépourvu. Comme je dis toujours, le Québec ce n'est pas la France en Amérique, mais l'Amérique en français. Je sais que je ne suis pas au bout de mes surprises et c'est tant mieux. Si je pars c'est aussi parce que j'en ai assez vu en France pour croire qu'il existe quelque chose de mieux, de plus enrichissant, de plus décomplexé et de plus libéral.

Pour ceux qui auraient remarqué il y a quelques mois, sur Facebook mon « slogan » était passé à « Mon ancien motivator "Il est grand temps de faire une pause" n'aura jamais été aussi vrai ». Ce « motivator » était la devise de ce blog jusqu'en 2008. Il ironisait sur ma manie de toujours mener à bien dix mille projets à la fois et de ne jamais faire de pause pour décompresser. Maintenant vous savez pourquoi je pars, c'est finalement juste une vieille promesse faite à moi-même.

Tous les articles que je vais poster à propos du Canada se trouveront dans la rubrique du même nom. Vous pouvez donc mettre en favori cette page si vous ne souhaitez lire que mes histoire en rapport avec le Canada ou alors vous inscrire au flux RSS spécial Canada. Si vous souhaitez tout lire, il existe bien sûr un flux RSS permettant de recevoir toutes les mises à jour. Je ne vais pas faire un cours sur l'utilisation des flux RSS, allez voir ici plutôt.

Sur ce à bientôt j'espère et en avant pour de nouvelles aventures.
N'hésitez pas à laisser des commentaires, ça fait toujours plaisir et ça permet d'échanger à distance !

24sept/100

La success-story Minecraft

En théorie, à l'heure qu'il est je devrais être en pleine folie du déménagement, je devrais ranger, nettoyer, empaqueter, entasser et ainsi de suite pour demain. Mais depuis quelques jours, quelque chose d'autre a décidé de silencieusement me dépouiller de mon large temps libre... et du temps libre, j'en ai un paquet depuis que j'ai démissionné. Cette chose s'appelle Minecraft et c'est un petit jeu indépendant, programmé par un seul mec : Markus Alexej Persson de son nom, Notch de son pseudo et suédois de sa nationalité. Le jeu est moche, il n'a aucun but précis et en plus, il est en plein développement et donc plein de bugs. Alors pourquoi est-ce que ce truc me vole mon temps libre ? Simplement parce que c'est addictif.

Quand je dis addictif, je pense un peu aux gens qui jouent à World of Warcraft non pas parce qu'ils aiment le jeu, mais parce qu'ils veulent gagner toujours plus d'expérience, toujours plus d'objets, toujours plus d'argent et ainsi de suite. Une sorte de trouble obsessionnel du comportement qui se manifeste parfois quand on tombe face à un jeu qui nous propose un monde ouvert sans réel but final à atteindre. Et c'est exactement ce qui est en train de se produire avec moi et Minecraft, même si je suis quand même encore capable de m'arrêter quand je le veux heureusement.

Un paysage sous Minecraft

Minecraft c'est un genre de jeu qui n'est pas vraiment répertorié, c'est un RPG/Survival Horror/Boîte de Lego. Le jeu nous propose d'incarner un personnage, perdu au milieu d'un monde désert qui s'auto-génère plus ou moins jusqu'à l'infini tout le temps qu'on essaye d'en découvrir plus. On peut donc marcher des heures, gravir des montagnes et traverser des océans sans jamais rencontrer de barrière. Il est dit que la génération est uniquement basée sur l'adressage 32 bits des ordinateurs, ce qui porte la surface de jeu à plusieurs fois la surface de la Terre. Mais le plus excitant dans l'histoire, c'est que tout est destructible et re-constructible à volonté. Vous pouvez creuser des trous dans le sol et les murs, vous pouvez abattre des arbres, vous pouvez vider l'océan si ça vous chante tout comme vous pouvez creuser une carrière de 100 mètres de profondeur, construire une tour jusqu'au ciel ou un château fort couvrant la taille d'un pays, il n'y a de limite que la hauteur des nuages, la profondeur de la croûte terrestre (trop dure à forer) et votre imagination. C'est la partie « Mine » de « Minecraft » où la majeure partie du jeu consiste à creuser pour trouver de la roche, du sable, du gravier, du charbon, du fer, de l'or, des diamants et autres matières premières servant à construire tout ce que l'on souhaite.

Une ville dans Minecraft

La seconde partie du jeu se résume à la partie « Craft » de « Minecraft » qui consiste à transformer les ressources extraites du sol en autre chose. Transformer le bois en planches, puis en portes ou en échelles... transformer le fer en acier puis en outils pour creuser plus efficacement... transformer le sable en verre après l'avoir chauffé grâce à un fourneau construit avec la pierre et alimenté par le charbon extraits du sol, et ainsi de suite. Il n'y a pas réellement de but à atteindre, le seul but est de donner vie à vos constructions les plus folles et pour cela il faut s'en donner les moyens en respectant toute la chaîne de production classique du monde réel. Il faut planter et abattre des forêts pour récupérer du bois, il faut creuser des carrières pour récupérer du gravier, de la terre et de la roche, il faut draguer l'océan pour récupérer du sable et de l'eau pour irriguer les plantations qui serviront à produire la nourriture nécessaire à la survie pendant les explorations souterraines et le creusement de mines dont le but principal est de trouver des matériaux et du minerai toujours plus précieux et plus durable.

Une caverne naturelle que j'ai commencé à aménager

Il y a ensuite la partie dont je n'ai pas encore parlé, c'est la partie « Survival Horror » de la description. Parce que ramasser des fleurs, couper du bois, massacrer des animaux et planter des champs de blé, c'est bien, mais le jour seulement. Une fois que la nuit tombe, ça en est terminé. Toutes les nuits, des monstres apparaissent à l'extérieur et vous massacrent en seulement quelques coups, et tout ce que vous pouvez faire pour survivre c'est de construire des défenses, des armures et des refuges. Que votre refuge soit un trou de 2 mètres sur 2 creusé à flanc de falaise ou un complexe futuriste de 5000 m² construit en diamant avec des cascades de lave et des cultures en intérieur ne regarde que vous. Mais attention, même si se terrer sous terre peut sembler être une bonne idée, les souterrains regorgent de sombres cavernes infestées de monstres et il vous faudra créer un déluge de lumière pour éviter qu'ils ne reviennent après les avoir chassés.

Vous pouvez également vous crafter des armes comme une épée, des explosifs ou un arc et des flèches, mais il y a un revers à cela. L'épée est utile uniquement contre un ou deux monstres qui attaquent uniquement au corps à corps et il est affreusement couteux de construire des flèches et des explosifs. Pour les flèches il faut des silex et des plumes assez rares, ainsi que du bois que l'on préfère utiliser pour construire des torches ou des outils. Pour les explosifs c'est pire, il faut du sable et de la poudre à canon obtenue uniquement en tuant des ennemis, c'est donc un peu contre-productif car il faut plus de poudre à canon pour en fabriquer qu'on en récupère en tuant.

La nuit est dangeureuse dans Minecraft

Enfin bref, le jeu est addictif et il est en constante évolution avec une mise à jour presque tous les vendredis. Tout le temps que le jeu est au stade d'alpha il reste à un prix de 9.95 €, prix que le développeur compte bien faire augmenter dès que le jeu passera en bêta puis en final. On garde toutefois tous les avantages à vie à partir du moment où on l'achète dès maintenant en alpha. Récemment le jeu a reçu une couverture médiatique gigantesque au point que les serveurs du mec sont tombés pendant un weekend entier. Il en a vraisemblablement vendu 223 756 exemplaire et il en vend encore 10 000 par jour à l'heure ou j'écris cet article. Ce qui représente la coquette somme de plus de 2 millions d'euros de bénéfices. Pour un petit jeu en Java programmé sur son temps libre, c'est pas trop mal.

Si vous voulez vous faire une idée par vous même, il existe un Salon Youtube composé de 45 épisodes retraçant l'évolution d'un joueur de Minecraft depuis sa première partie jusqu'à l'apogée de son empire et réseau de tunnels et constructions. À consulter ici, c'est assez drôle à regarder si on comprend l'anglais. Il y a également un mode de jeu hors-ligne gratuit quand on le télécharge légalement sans avoir payé, mais je crois que ça ne permet pas d'avoir le mode Survival et le multijoueurs qui sont probablement les plus intéressants. On peut même directement y jouer dans un navigateur Internet ici, mais ces versions ne contiennent pas toutes les fonctionnalités.

PS: On peut installer des packs de textures pour rendre le jeu un peu plus beau et c'est ce que j'ai fait immédiatement après l'avoir acheté. Celui que j'utilise, le Dokus' RPG Texture Pack change vraiment l'ambiance et rend les choses un peu plus photo-réalistes et plus lugubres. Voilà un avant/après pour voir un peu ce que ça donne, de loin ce n'est pas très visible mais en réalité les textures sont deux fois plus fines (ce qui est toujours relativement laid).

Mon donjon avec le pack de textures de base

Mon donjon avec le Dokus' RPG Texture Pack